Le Maroc préside en visioconférence la 25è session du Conseil d’administration de l’Observatoire du Sahara et du Sahel

Le Maroc préside en visioconférence la 25è session du Conseil d’administration de l’Observatoire du Sahara et du Sahel

Le Conseil d’Administration de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) sous la présidence de Abdeladim Lhafi vient de nommer le Tunisien Nabil ben Khatra au poste de Secrétaire Exécutif. L’OSS a en effet tenu, les 16 et 17 novembre par vidéoconférence, la 25è session de son Conseil d’administration, sous la présidence du Maroc.

La réunion a été présidée par le Haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, Abdeladim Lhafi, président du conseil d’administration de l’OSS, avec la participation en distanciel des pays membres et des organisations régionales et internationales, indique mercredi un communiqué de l’organisation.

Cette session du Conseil d’Administration, dont le Maroc est résident pour la période 2016 – 2020, coïncide avec la fin de la stratégie 2020 et le lancement de la stratégie 2030 de l’OSS, qui sera présentée à la 6ème Assemblée Générale devant avoir lieu les 25 et 26 novembre 2020. Le Conseil d’Administration, a en outre approuvé la nomination de Nabil Ben Khatra (Tunisie) en tant nouveau Secrétaire Exécutif de l’Organisation, au terme d’un processus de sélection par une commission internationale présidée par Dr Abdeladim Lhafi. Nabil Ben Khatra, qui sera officiellement présenté lors de l’assemblée générale de l’OSS, prévue, en ligne, à partir de Tunis les 25 et 26 novembre, succèdera à l’Algérien Khatim Kherraz, qui occupait les fonctions de Secrétaire Exécutif depuis juin 2012. Ingénieur agronome et spécialiste en Télédétection et en Systèmes d’Information Géographique, Ben Khatra avait commencé sa carrière professionnelle, en 1995, au Centre National de Télédétection de Tunisie avant d’intégrer le Ministère de l’Environnement en 2000.

La nouvelle Stratégie 2030 de l’OSS est structurée autour d’un cadre stratégique étroitement lié aux Objectifs de développement durable (ODD), aux Stratégies des trois Conventions de Rio (CNULCD, CCNUCC et CDB), à l’Agenda 2063 de la Commission de l’Union Africaine, aux 5 priorités pour l’Afrique de la Banque africaine de développement, aux stratégies sectorielles (eau, environnement, agriculture et climat) des sous-régions et des pays de la zone d’action de l’OSS, ainsi qu’aux initiatives retenues (3S, AAI, triple A et celles relatives à la Grande Muraille Verte et au Lac Tchad). La stratégie 2030 se met en cohérence avec les grandes initiatives et les feuilles de route du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement africains tenu en marge de la COP22 que le Maroc a abrité en 2016 à Marrakech. La Stratégie 2030 ambitionne d’appuyer les pays de la zone d’action de l’OSS dans la mise en œuvre de leurs stratégies de développement durable. Elle mettra en œuvre un programme scientifique et technique intitulé « Gestion intégrée et concertée des ressources naturelles » qui constitue le cœur de l’action de l’OSS et qui est articulé autour de quatre axes thématiques (Eau, Terre, Climat et Biodiversité) inter-reliés dans une logique de développement intégré.

Il est à rappeler que l’OSS est une organisation internationale à vocation africaine, créée en 1992 et établie à Tunis en 2000. Son action se situe dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches de la région sahélo-saharienne. L’OSS compte parmi ses membres 25 pays africains (Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya, Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Sénégal, Somalie, Soudan, Tchad & Tunisie.), 7 pays non-africains( Allemagne, Belgique, Canada, France, Italie, Luxembourg & Suisse.), 13 organisations (organisations représentatives de l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Nord, organisations des Nations unies) et 3 organisations non gouvernementales.

En Afrique du Nord, les ressources d’eau de surface et souterraines se font rares. Selon l’Agence française de développement (AFD), cette situation est causée par le changement climatique et l’action de l’homme sur l’environnement, et devrait s’aggraver dans les années à venir. Afin trouver une solution pérenne à ce problème devenu « urgent », l’institution financière française s’est associée récemment à l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) pour lancer l’initiative régionale « Stress hydrique et changement climatique en Afrique du Nord ». Depuis plusieurs années la région subit, impuissante, les humeurs du changement climatique sans compter les violences récurrentes exercées sur l’environnement par l’action de l’homme sur les rivières, les fleuves, les lacs ou encore la nappe phréatique. L’AFD et l’OSS envisagent, à travers l’initiative « Stress hydrique et changement climatique en Afrique du Nord », de promouvoir le dialogue des politiques publiques dans la sous-région (Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie) pour une période de 18 mois. Des solutions sont progressivement adoptées dans les pays d’Afrique du Nord, notamment au Maroc qui figure dans le Top 20 des pays dans le monde les plus affectés par le stress hydrique, avec seulement 500 m3 d’eau par habitant et par an, un volume qui était à 2 500 m3 en 1960. Dans le Royaume plusieurs usines de dessalement sont en développement, notamment à Agadir, Jorf Lsfar ou encore Laâyoune. Les différentes installations seront mises en service en 2021.

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