Les troupes militaires américaines en Afghanistan et en Irak sur le départ

18 Nov 2020 à 10:33 Monde
Les troupes militaires américaines en Afghanistan et en Irak sur le départ

Les Etats-Unis continuent leur projet de retrait de leurs forces d’Afghanistan et d’Irak. D’ici janvier, près de 3.000 soldats rentreront au pays, a annoncé le chef de la Défense. Cette décision est vivement critiquée par l’OTAN.

Le président américain Donald Trump continue de tenir sa promesse d’un désengagement militaire américain dans plusieurs pays en guerre. Le locataire de la Maison Blanche avait promis d’arrêter les « guerres sans fin » comme en Afghanistan et en Irak où les USA sont présents depuis 2001 et 2003.

Environ 2.000 militaires se seront retirés d’Afghanistan le 15 janvier, et 500 autres quitteront l’Irak pour ne laisser que 2.500 soldats dans chaque pays, a annoncé mardi le nouveau ministre américain de la Défense par intérim, Christopher Miller.

Cette annonce intervient alors que Christopher Miller vient d’être nommé en remplacement de Mark Esper, l’ancien chef du Pentagone qui ne voulait pas un désengagement total des troupes américaines tant que la situation n’est pas stable dans les pays en question.

De son côté, le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Robert O’Brien, a indiqué que « d’ici mai, le président Trump espère ramener tous les militaires en sécurité ».

En réponse à cette annonce, le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, s’est montré inquiet notamment  à cause de la possibilité de résurgence du terrorisme en Afghanistan.

Il a estimé que « l’Afghanistan risque de redevenir une base pour les terroristes internationaux qui planifient et organisent des attaques dans nos pays et l’Etat islamique pourrait reconstruire en Afghanistan le califat de terreur qu’il a perdu en Syrie et en Irak ».

Le président Donald Trump qui se livre à une guerre contre le camp démocrate estimant qu’il a remporté l’élection présidentielle, a limogé le chef du Pentagone la semaine dernière, sur fonds de désaccords. Mardi, il a également remercié Chris Krebs, le chef de l’agence gouvernementale en charge de la sécurité des élections.

Le directeur de l’agence de cybersécurité et de sécurité avait affiché publiquement son désaccord avec le président en déclarant que la présidentielle avait été « la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

« La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu’il y a eu des irrégularités et des fraudes massives », a écrit le président sur Twitter. « C’est pourquoi, Chris Krebs a été démis de ses fonctions (…) avec effet immédiat », a-t-il ajouté.

L'ONU adopte une résolution visant à mettre fin aux mariages d’enfants