Polisario/El Guerguerat: Pour noyer le poisson, l’Algérie envoie des avions chargés en Mauritanie

07 Nov 2020 à 15:34 Politique
Polisario/El Guerguerat: Pour noyer le poisson, l’Algérie envoie des avions chargés en Mauritanie

Comme pour noyer le poisson, et masquer les horreurs perpétrées par ses milices séparatistes, le régime algérien soutien historique des séparatistes sahraouis du polisario a envoyé samedi 7 novembre, des avions chargés de fruits et légumes en direction de la Mauritanie, au moment où de milices pirates du polisario bloquent la route aux camions marocains, indique à Hespress FR une source proche ayant requis l’anonymat. 

« Ils (l’Algérie, ndlr) envoient des avions (chargés) de fruits et de légumes à Nouakchott », affirme notre source. Pendant ce temps, des centaines de camions marocains « restent coincés et vandalisés par ces voyous à El Aouche« , à la frontière côté mauritanien.

Depuis plusieurs jours, des milices pirates du polisario bloquent au poste frontière d’El Guerguerat, côté mauritanien, des centaines de camions transportant des produits frais marocains vers l’Afrique de l’Ouest.

Alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest dépendent des livraisons de produits frais au départ du Maroc, « les Mauritaniens commencent à être agacés parce qu’il en ont assez de cette situation. Les Maliens aussi en ont marre« , explique cette source bien informée, en référence aux autorités de ces pays, aux acteurs économiques et aux populations.

Il y a quinze jours de cela, ils étaient plus de 1500 camions bloqués, incapables de rejoindre le Maroc, aujourd’hui encore, au moins 200 camions restent bloqués par des groupes séparatistes ayant installé des barrages construits de pneus et de pierres. Des drapeaux de la république autoproclamée rasd ont été érigés sur la route.

Dans une nouvelle manifestation d’hostilité et de violation du cessez-le-feu, les miliciens du polisario arrêtent la circulation, et agressent les camions de marchandises en vidant les remorques et les chargements de camions et posant les produits frais à terre afin qu’ils pourrissent.

Résultat, des tonnes de produits alimentaires destinés aux marchés et populations ouest africaines sont gaspillées et jetées, voire même volées pas les milices du polisario.

Cette situation profite à l’Algérie qui tire les ficelles de ce plan selon notre source, qui affirme que pendant que les milices séparatistes empêchaient le passage des camions marocains, les autorités algériennes ont ouvert la frontière de Tindouf (où sont dressés les camps de séparatistes et captifs marocains, ndlr) pour « écouler des produits frelatés et des marchandises et voler le flux commercial qu’il y a au Maroc ».

Alors que les Mauritaniens commençaient à taper du pied jeudi face à cette situation, les Algériens ont envoyé samedi des avions dont le nombre n’a pas encore pu être vérifié vers la Mauritanie pour « se faire pardonner des Mauritaniens et saboter la réputation des Marocains ».

Pour rappel, le Maroc, le polisario, l’Algérie, et la Mauritanie, sont les quatre parties prenantes au conflit du Sahara. Alors que l’Algérie a toujours nié son implication dans le conflit, il s’agit du seul pays de la région à défendre les séparatistes à tous les niveaux et en refusant une solution politique basée sur le compromis.

Dans sa dernière résolution datant du 30 octobre et prolongeant le mandat de la Minurso, la mission d’observation de l’ONU, le Conseil de sécurité a cité l’Algérie au même titre que le polisario et les autres parties au conflit.

Depuis la prolongation du mandat de la mission d’observation des Nations Unies, les séparatistes sahraouis du polisario soutenus financièrement, militairement, politiquement et diplomatiquement par l’Algérie ,ont repris les hostilités notamment en cherchant à nuire au commerce entre le Maroc et la Mauritanie, et en faisant imposer l’Algérie comme la solution de rechange.

Pendant ce temps, ce sont des centaines d’acteurs économiques marocains, à l’instar des producteurs de fruits et légumes et des transporteurs qui se retrouvent en situation de crise économique.

Le général El Kanabi et les arcanes de la Marche verte