Deux auteurs marocains en lice pour le Prix de la littérature arabe

29 Oct 2020 à 15:16 Culture
Deux auteurs marocains en lice pour le Prix de la littérature arabe

Deux auteurs marocains sont en lice pour le Prix de la littérature arabe 2020. Il s’agit de Madi Belem avec « La langue maudite » et Youssef Fadel avec « N’appelle pas, il n’y a personne ». Les résultats doivent être annoncés mardi prochain, soit le 3 novembre à Paris.

Selon l’Institut du Monde Arabe (IMA), « la sélection de cette 8e édition met à l’honneur la grande diversité de la littérature arabe, à travers les romans d’écrivains marocains, syrien, libanais, palestinien et soudanais ».

Outre les romans des deux auteurs marocains, cinq autres romans sont retenus dans la sélection officielle de cette année. Il s’agit de « Mauvaises herbes de Dima Abdallah (Liban), « Les Jango » d’Abdelaziz Baraka Sakin (Soudan), traduit de l’arabe par Xavier Luffin, « L’invité des Médicis » de Carole Dagher (Liban), « Une baignoire dans le désert » de Jadd Hilal (Palestine), et « Le dernier Syrien » d’Omar Youssef Souleimane (Syrie).

Ces romans ont été sélectionnés par un jury composé d’éminentes personnalités du monde des médias, des arts et de la culture ainsi que de spécialistes du monde arabe. Parmi les membres du jury il y a lieu de citer le peintre et écrivain marocain, Mahi Binebine, lauréat du prix du Roman arabe en 2010.

Depuis sa création, le Prix de la littérature arabe a été remis à Jabbour Douaihy (Liban) en 2013, à Mohamed al-Fakharany (Égypte) en 2014, à Mohammed Hasan Alwan (Arabie-saoudite) en 2015, à Inaam Kachachi (Irak) en 2016, à Sinan Antoon (Irak) en 2017, à Omar Robert Hamilton (Égypte) en 2018 et à Mohammed Abdelnabi (Égypte) en 2019 pour son roman La Chambre de l’araignée (Actes Sud / Sindbad).

Créé en 2013 par l’IMA et la Fondation Jean-Luc Lagardère, le Prix de la littérature arabe est la seule récompense française distinguant la création littéraire arabe. Chaque année, un comité de sélection se penche sur les ouvrages publiés récemment par des maisons d’édition françaises et arabes. Le prix, doté de 10.000 euros, promeut l’oeuvre (roman ou recueil de nouvelles) d’un écrivain ressortissant de la Ligue arabe et auteur d’un ouvrage écrit ou traduit en français.

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