Guergarat : Les options, militaires et autres, pour éliminer la vermine

Guergarat : Les options, militaires et autres, pour éliminer la vermine

Guergarat, ce passage frontalier aux fins fonds du Royaume, est le théâtre de provocations inacceptables au demeurant de la part d’agitateurs séparatistes qui tentent désespérément de bloquer la route reliant l’extrême sud marocain au nord de la Mauritanie. De quelle manière les forces armées marocaines pourraient-elles intervenir dans la zone tampon pour décourager ces plans de provocation du Polisario à l’encontre du Royaume et de la communauté internationale  ?

Des vols ou des campagnes au sol pour libérer la zone tampon d’intrus qui s’adonnent au brigandage en obstruant le déplacement de personnes et de biens ? telles sont les questions qui taraudent les esprits à un moment où la région de Guergarat connaît de nouvelles escarmouches de la part de gangs au point de s’en prendre aux intérêts du Royaume.

Les Forces armées royales étaient auparavant intervenues sur le terrain dans la région de Bir Lahlou pour la purifier des séparatistes en 1991, alors que des éléments militaires marocains tentaient, avant l’arrivée d’une expédition de la MINURSO, d’éliminer toute présence du Polisario dans la zone tampon. Au cours de la semaine écoulée, des éléments armés du Front ont tenté d’atteindre la barrière de sécurité, et des civils venus des camps ont hissé des drapeaux séparatistes devant un bataillon de soldats marocains.

L’affaire ne s’est pas arrêtée qu’à ce stade, ces mêmes individus ont par la suite, fermé la circulation au passage de Guergarat vers la Mauritanie et vice versa.

Aussi la question reste posée, on ne sait si l‘armée va s’investir de tout son poids dans la zone tampon ou maintenir la politique de «retenue» en se gardant d’intervenir militairement. Mais la patience ayant des limites cette seconde situation est tout à fait envisageable. Les dirigeants séparatistes et leur mentor algérien le savent d’ailleurs pertinemment, une intervention militaire marocaine permettra de les déloger non seulement de la région de Guergarat mais même plus. D’ailleurs des instructions ont été données aux transporteurs de part et d’autre du passage afin de rester en dehors de la zone tampon ce qui présage une opération du genre.

Khatri Charki, chercheur en sciences politiques et en médias, spécialiste des questions sur le Sahara et du Moyen-Orient, estime que « ce qui se passe dans la zone tampon veut une double approche. La première est que le Maroc est soumis à la légitimité internationale, aux résultats des tables rondes de Genève et aux décisions du Conseil de sécurité de l’ONU soit la négociation et règlement et est donc tenue à une politique de retenue en laissant l’initiative à l’Institution onusienne ».

Le second de point de vue selon notre interlocuteur qui est tout autant probable que le premier fasse que « le Maroc est prêt à toutes les possibilités et à toutes les options possibles, y compris l’escalade, surtout s’il y a une menace de l’intégrité territoriale du royaume », ajoutant, « les provocations du Polisario viennent à la lumière de l’isolement du front et de la proximité de résoudre le dossier au niveau international ».

Khatri Charki souligne par ailleurs que « le Maroc est connu pour sa retenue, et c’est un Etat souverain soumis au droit international, ce qui le contraint à faire face à la situation avec habileté et subtilité ».

Et le chercheur en sciences politiques d’expliquer que «l’Algérie tente d’afficher sa pseudo puissance dans la région en, poussant le Polisario vers la zone tampon. Ces provocations et développements surviennent à un moment où le Royaume a conclu d’importants accords militaires avec les Etats-Unis, et à la lumière de l’afflux continu de pays africains au Sahara pour ouvrir leurs missions diplomatiques dans nos provinces sahariennes ».

Pour lui, « le Polisario cherche un moyen de résoudre la crise interne dans les camps de Rabouni et que l’Algérie est en besoin d’un exutoire pour détourner l’attention de ce qui se passe à l’intérieur du pays ».

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