L’acquisition par l’armée marocaine de chasseurs furtifs F-35 n’est pas une vérité absolue

L’acquisition par l’armée marocaine de chasseurs furtifs F-35 n’est pas une vérité absolue

Abdelhamid Harifi, consultant en affaires militaires, a confirmé que « le Maroc n’a pas l’intention d’acquérir les chasseurs furtifs F-35 » n’en déplaise à une certaine presse espagnole qui ne nous voulant que du bien, colporte quelques rumeurs çà et là sur une prétendue volonté de Rabat d’acquérir des chasseurs F- 35, selon l’accord militaire signé entre les États-Unis et le Royaume.

« Il est de coutume chez certains cercles politiques et militaires extrémistes en Espagne de publier des articles de ce type pour enflammer l’opinion publique contre le gouvernement, afin de le contraindre à augmenter le budget de l’armée espagnole », a déclaré Harifi à Hespress. Et ces cercles recourent, selon notre consultant, à « fabriquer des mensonges sur des projets militaires du Maroc qui pourraient menacer la sécurité du Royaume ibérique ».

Harifi a affirmé que le Maroc n’achètera pas ces chasseurs d’une technologie de pointe en « l’absence d’infrastructures adéquates, outre le fait que l’acquisition d’avions de ce type nécessite la mobilisation de ressources financières énormes, que ce soit pour l’achat, l’entretien ou l’exploitation, ce que le Royaume ne peut pas réaliser dans la situation économique actuelle ». Abdelhamid Harifi a souligné « l’engagement du Maroc dans des projets à long terme de développement de l’armée de l’air nécessite des investissements importants dans les infrastructures et les ressources humaines. Il est inimaginable que le Royaume ait la capacité de participer à des ateliers tels que le F-35, qui nécessitent deux fois ce que le Maroc cherche à obtenir des chasseurs F-16 de la nouvelle génération ».

Puis il a ajouté, expliquant : « Les avions de chasse F-35 ne représentent aucun ajout réel aux capacités de défense du Royaume, étant donné les dangers auxquels le pays est confronté à l’heure actuelle, ainsi que ceux envisagés dans un futur proche ». Et il a ajouté: « Acheter ce matériel de pointe peut être un acte imprudent, car son coût par rapport à la disponibilité des capacités de combat n’est pas une chose raisonnable. Les armées n’acquièrent pas des armes parce qu’elles sont belles, mais pour leurs capacités de combat et de dissuasion qu’elles peuvent fournir ».

Et notre expert de conclure  « Le Maroc et l’Espagne sont deux pays voisins qui ont transcendé leurs divergences bilatérales il y a longtemps, car ils travaillent à bâtir un avenir meilleur pour leurs deux peuples. D’importantes relations stratégiques les lient, en particulier dans les domaines économique, militaire et sécuritaire. Mais malheureusement, il y a des cercles espagnols qui ne voient pas avec satisfaction cette convergence. Aussi à des fins qu’ils sont seuls à comprendre, ils essaient de pêcher dans les eaux troubles depuis des années. Des manœuvres vaines, compte tenu de l’attachement des dirigeants des deux nations aux principes de bon voisinage et des avantages que la singularité et les relations conjointes leur apportent sachant en cela que l’Espagne, est le premier partenaire commercial du Maroc (premier fournisseur et premier client) ».

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