Le 737 MAX de Boeing « safe to fly » et bientôt de retour dans les cieux

Le 737 MAX de Boeing « safe to fly » et bientôt de retour dans les cieux

Un haut responsable de l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) ou (AESA) a déclaré que le 737 MAX l’avion controversé pourra reprendre les cieux avant la fin de l’année en référence à l’annonce de son agence vendredi qui considérait le Boeing 737 MAX suffisamment sûr (safe to fly). L’avion ayant été modifié pour cela après deux accidents ayant fait 346 morts chez les compagnies aériennes Lion air et Ethiopian Airlines.

Un projet de directive (AD) devrait être présenté le mois prochain, mais aucune date exacte n’a encore été fournie pour un retour en service dans le ciel européen. Après les vols d’essais effectués en septembre dernier par le régulateur européen et pratiquement l’approbation la FAA  et de son patron qui avait pris les commandes du monocouloir re-motorisé mais toujours cloué au sol depuis mars 2019, l’horizon semble se dégage un peu plus pour le 737 MAX. Le directeur exécutif de l’EASA, Patrick Ky, a déclaré le 16 octobre 2020  dans un entretien accordé à la chaîne Bloomberg « Notre analyse montre qu’il est sûr, et que le niveau de sécurité atteint est suffisamment élevé pour nous ».

Toutefois, l’avion moyen-courrier  aura encore à fournir quelque autres modifications à titre de preuves de bonne volonté avant que de pouvoir transporter des  passagers pour des vols commerciaux. Il devra notamment attendre novembre pour recevoir son « agreement » ou certificat de navigabilité de la part de l’EASA. Outre l’Europe, Boeing devra également convaincre l’Agence fédérale américaine de l’aviation (FAA) qu’il est fin prêt et qu’il a rempli aux  exigences de sécurité pour le transport de passagers, ce qui n’est pas acquis, la FAA ayant à se racheter de sa première déconvenue, la certification initiale, qui in fine s’est révélée fatale si l’on peut dire ainsi. A n’en pas douter, la FAA va faire de la résistance.

L’agence européenne examine désormais les documents avant un projet de directive de navigabilité (AD), qu’elle prévoit de publier en novembre. Viendront ensuite quatre semaines de commentaires publics (de la part des professionnels), avant la publication d’une AD permettant au MAX de redécoller sur le Vieux continent. Boeing, qui a été contraint de ralentir

sensiblement ses cadences de production, attend beaucoup du feu vert de la FAA et de l’EASA pour relancer son activité industrielle. L’immobilisation des avions pourrait grever ses comptes de plus de 20 milliards de dollars (17 milliards d’euros), selon des estimations d’experts en aéronautique. Patrick Ky a toutefois précisé que quelques rectifications techniques minimes (exigence de l’AES) devraient être effectuées  en plus de devoir former les pilotes aux nouvelles caractéristiques techniques du B737 MAX et cela devrait prendre de « 20 à 24 mois ».

OPCVM: Hausse de l'actif net sous gestion de 0,91% à fin septembre