L’esport s’attaque aux tricheurs

12 Oct 2020 à 15:35 High-tech
L’esport s’attaque aux tricheurs

Bugs, bots ou encore bannissement, l’esport fait le grand ménage. Le sport électronique qui connait une grand émergence ces dernières années, poursuit sa lutte contre la triche afin d’assurer le bon déroulement des compétitons.

Devenu un grand enjeu majeur pour des différents acteurs du secteur, l’esport s’attaque aux tricheurs en vue des sommes microbolantes en jeu.

En effet, un grand scandale de triche a éclaté en septembre, lors  des tournois de Counter Strike, l’un des jeux vidéos les plus populaires de l’esport.

Trente-sept entraîneurs ont été sanctionnés par l’ESIC, un organisme indépendant qui se consacre aux questions d’éthique dans l’esport, pour avoir profité d’un bug dans le jeu pour divulguer des informations stratégiques à leurs joueurs pendant les matches.

Les coachs, à la tête d’équipes professionnelles, semi-professionnelles ou amateurs, ont écopé de suspensions allant de quelques mois à trois ans.

Par ailleurs, plus de 1200 comptes de joueurs ont été suspendus, avant les qualifications pour la Coupe du monde de Fortnite.

Cette affaire, qui concerne des compétitions remontant jusqu’en 2016, n’est pas la première du genre avec des joueurs exclus de compétitions, suspendus, voire bannis à vie.

« Pourquoi il y a de la triche dans l’esport? C’est parce que les enjeux sont devenus colossaux », explique à l’AFP Désiré Koussawo, directeur général de la branche française de l’ESL, l’un des principaux organisateurs d’événements esportifs.

« Quand on sait qu’on peut aujourd’hui gagner des millions de dollars en remportant une compétition, forcément, les équipes, les joueurs, peuvent être plus tentés d’utiliser des manières détournées de gagner », poursuit-il.

De nombreux logiciels sont utilisés et développés par des hackers afin de pouvoir gagner illégalement. Entre les « aimbots », ces programmes d’aide à la visée qui permettent de tirer sur ses ennemis plus facilement, les « wallhacks » qui permettent de voir les adversaires à travers les murs, ou les « scripts », des macros qui exécutent des commandes automatiquement.

« D’année en année, on a su s’adapter et élever le niveau de sécurité de nos PC et de nos configurations pour éviter ce genre de choses, affirme Désiré Koussawo. Mais les gens sont très inventifs… »

KLEM/Nicecactus: Convention de partenariat pour le développement de l’esport au Maghreb