La forte incidence de la « Covid-19 » à Casablanca révèle l’incapacité des autorités à y faire face

La forte incidence de la « Covid-19 » à Casablanca révèle l’incapacité des autorités à y faire face

Malgré les décisions du gouvernement, ainsi que les restrictions prises par les autorités locales à l’endroit de Casablanca, afin de limiter la propagation du coronavirus, l’incidence quotidienne de cette épidémie soulève des questions quant à la faisabilité de ces mesures. Les acteurs civils et économiques à Casablanca critiquent les décisions prises par les autorités, car elles n’ont pas contribué à ce jour, à réduire le nombre d’infections qui dépassant les mille contaminations quotidiennes.

A cet égard, l’acteur associatif Mehdi Lamine a déclaré à Hespress : « Les mesures de précaution prises par les autorités gouvernementales, malgré leur importance, n’ont pas contribué à limiter la propagation de cette épidémie, notamment au vu du manque d’interaction de nombreux citoyens ». Lamina, coordinateur de l’Association pour l’environnement de Casablanca, a ajouté, « ces mesures se heurtaient au fait que les gens de Casablanca recherchaient des opportunités de travail pour gagner leur vie, ce qui a contribué à plus de contaminations ». Le porte-parole a expliqué: « Ce qui est aujourd’hui demandé à tous, citoyens et autorités, c’est de faire plus d’efforts et de prendre conscience de la gravité de cette épidémie, de respecter les consignes sanitaires, ainsi que de travailler pour coexister avec cette maladie afin que la roue économique ne soit pas arrêtée et que cela ne nuise pas aux groupes sociaux vulnérables qui ont du mal dans leur mobilité pour travailler ou dans leur quête d’emploi, au regard des procédures de déplacement prescrites ».

De son côté, Bouchra Abdou, présidente de l’Association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté (ATEC), a rétorqué « les mesures mises en place par les autorités gouvernementales peuvent être considérées comme n‘ayant pas réussi à contenir la situation, car elles semblent inapplicables et inactives, ce qui a contribué à la détérioration à Casablanca ». Notre interlocutrice ajoutant à Hespress, que « les autorités gouvernementales sont tenues de surveiller strictement toutes les régions et tous les quartiers de Casablanca, à l’instar de ce qui était la situation avec le début de l’épidémie, d’autant plus qu’on a remarqué un grand mépris et un manque d’interaction avec ce qui est stipulé dans les procédures ». La défenderesse  soulignant que « les procédures doivent être trop strictes, sinon il n’est pas nécessaire de les émettre et de les activer dans certaines zones et de les ignorer dans de nombreuses zones, en particulier les quartiers populaires qui vivent dans le chaos, où il n’y a pas de respect de la distanciation ni de celui des ports de masques ».

Par ailleurs des professionnels et  propriétaires de boutiques et de cafés, s’adressant à Hespress, ont estimé que les mesures prises par le gouvernement « n’ont pas réussi à contenir le virus, ce qui nécessite leur abolition et une coexistence avec le virus au lieu de nuire aux acteurs économiques et affecter gravement de nombreux groupes. Ils ont appelé le gouvernement à travailler plutôt pour sensibiliser à la gravité de l’épidémie et à alerter les citoyens et les citoyens pour qu’ils coexistent avec elle au lieu de s’en prendre à l’économie nationale, d’autant plus que beaucoup de citoyens ne respectent pas ces restrictions imposées, une évidence au regard des rues et  places publiques bidaouies bondées dans le Casablanca by night et des gestes barrières ignorés ».

Intégration régionale du Maroc en Afrique: Faible malgré les apparences selon le CESE