Coronavirus : les Marocains et l’efficacité de la vaccination 

30 Sep 2020 à 12:00 Santé
Coronavirus : les Marocains et l’efficacité de la vaccination 

Le Marocain traîne cette réputation d’être peu aventureux quant aux opérations de vaccination, qu’elles soient liées au « coronavirus » ou à autres. Il appréhende en cela les limites de leur impact sur la santé humaine, d’où la question de  trouver suffisamment de personnes « cobayes » volontaires pour recevoir le vaccin à titre expérimental ou autre.

Nombre de pays s’essayent actuellement à certains vaccins contre le coronavirus, nonobstant le volontariat, en puisant dans certains catégories et groupes de personnes tels que les membres de l’armée, la sécurité et les médecins. Au Maroc on demeure méfiant quant au risque du vaccin et notamment celui contre la « Covid-19 », de sorte que la majorité des citoyens considèrent comme une « aventure dangereuse » le processus de s’inoculer un virus « tueur ».

Depuis que la planète est à la course au vaccin de la Covid-19, d’aucuns des incrédules mettent en garde contre des vaccins et en doutent fort en ces temps de conception et d’élaboration qui battent leur plein, pour approbation et distribution. Des avertissements que d’autres attribuent à la soi-disant « théorie du complot », un phénomène qui n’est pas lié uniquement aux pays du tiers monde mais même à ceux dits développés. Nombre de sondages d’opinion en Europe et en Amérique révèlent qu’en ces contrées, les citoyens ne sont pas tous favorables aux vaccins du coronavirus.

A cet égard le défenseur marocain des droits humains AbdeliIlah Khoudari qui s’est confié à Hespress estime que « la plupart de ces nouvelles et ces avertissements ne sont que de simples rumeurs, et même si la possibilité que le coronavirus soit issu d’une intervention humaine ainsi que la probabilité que les vaccins soient un projet pour exterminer une grande partie l’humanité est du domaine du délire ». Khoudari dans sa lancée explique, « De nombreux Marocains rejettent les vaccinations avant même qu’elles ne soient approuvées par les agences compétentes », notant que « la société marocaine est l’une des plus ouvertes et des plus réactives à ce qui se passe dans le monde. Aussi il est normal qu’elle soit affectée par les différentes rumeurs qui courent çà et là. Il y a de nombreux sites de médias sociaux contenant des centaines de milliers de fausses nouvelles, photos et déclarations ».

Et de poursuivre : « A mon avis, c’est un phénomène qui reflète la suppression cognitive et qui génère une soif psychologique pour les nouvelles, en particulier les plus étranges. Du coup, ceux qui promeuvent ce genre d’informations se trouvent face à une énorme popularité pour les promesses et les anomalies diffusées ». Le défenseur des droits humains ajoutant que « le coronavirus est un virus mortel et nous sommes dans le besoin d’un vaccin, d’un traitement et d’un médicament efficace, et cela ne peut être réalisé que par des essais cliniques. Un vaccin valide et validé fait partie de  la solution finale  afin de nous protéger des effets destructeurs du virus ». Et Khoudari de conclure que tester le vaccin sur les citoyens marocains est un autre problème, en raison des risques liés au développement d’effets secondaires, et de se demander : « Le Maroc est-il qualifié pour les traiter et est-il sécuritaire alors de tester ces vaccins ? ».

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