Quand services secrets algériens et médias français s’acoquinent contre le Royaume

Quand services secrets algériens et médias français s’acoquinent contre le Royaume

Le procès du journaliste marocain et militant des droits humains Omar Radi et de Imad Stitou pour « ébriété publique et ivresse avec injures  » s’est ouvert jeudi devant le tribunal de première instance de Casablanca et a été immédiatement renvoyé au 29 octobre. Les deux journalistes avaient été interpellés début juillet après une altercation avec deux caméramen de Chouf TV qui les filmaient à la sortie d’un bar de Casablanca. Imad Stitou reporter du site d’information « Le Desk », comparaissait quant à lui en liberté.

Placé en détention préventive fin juillet après des accusations d’attentat à la pudeur avec violence, de viol et d’espionnage en cours d’instruction judiciaire, le journaliste de 34 ans, Omar Radi, avait, lors de sa comparution devant le juge d’instruction près la cour d’appel de Casablanca, nié tout en bloc en réfutant les charges retenues à son encontre. L’instruction étant toujours en cours, rien pour l’heure n’a encore été retenu contre le journaliste si ce n’est une confrontation entre Omar Radi et la plaignante dans la première quinzaine d’octobre prochain. Cette dernière devant être entendue par le juge  d’instruction près la cour d’appel de Casablanca, le 5 octobre 2020.

Omar Radi, au-delà de ses ennuis judiciaires est sous le coup de la loi et pour l’heure, il jouit de ce principe, selon lequel toute personne, qui se voit reprocher une infraction, est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée : la présomption d’innocence.  Sûr que l’affaire fait du bruit et que son écho a dépassé nos frontières tant et si bien que les détracteurs qui en veulent au Royaume s’en donnent à cœur-joie.

Dernier en date le journal communiste français « L’Humanité » qui naguère faisait figure « d’Institution » et qui aujourd’hui a perdu de sa superbe pour être resté accroché à des idées « pravdiennes ». Le quotidien fondé en 1904 par Jean Jaurés a commis mardi long un brûlot à l’encontre du Maroc sous la plume de Rosa Moussaoui (L’Humanité) et de Rachida Azzouzi (Médiapart) consacré à à la liberté d’expression au Maroc et mettant en relief « les bâtons dans les roues » ou les restrictions de l‘autorité quant à la liberté d’expression des médias marocains en rapport avec les arrestations de journalistes nationaux.

La ligne éditoriale du journal du Parti communiste français (PCF) qui vivote de subventions d’Etat et de quelques aides d’Algérie et d’ailleurs, est en parfaite harmonie avec les agendas étrangers visant à frapper les intérêts marocains. On sait sa position sur le conflit du Sahara marocain, qu’il traite du reste d’une manière peu professionnelle et où prévaut une haine séparatiste à l’égard du Royaume. On ne sait si le  journal communiste survivra à l’impact de la crise «interne» financière «étouffante» qu’il traverse. Placé en février sous garde judiciaire avec poursuite sous contrôle de son activité, il a débarqué chemin faisant 40 emplois sur les 57 existants, ce qui a entraîné le licenciement de la plupart des journalistes. Pire que de passer en justice. C’est un chant du cygne comme jamais auparavant depuis plus d’un siècle que « L’Huma », à l’avenir incertain, est en train de nous faire. Nulle ici, l’intention de faire l’épitaphe d’un compagnon de jeunesse du temps de nos années de plomb mais, aujourd’hui out pour être tombé dans le piège du « fameux imbécile » qui n’a pas su changer son avis. C’est à son honneur. Bref !

Mustapha Tossa, journaliste et analyste politique spécialisé dans les affaires intérieures françaises, ne pense pas qu« ‘il y ait des développements majeurs concernant la critique médiatique qui vient de France et qui cible les intérêts marocains », reconnaissant tout de même dans ce contexte qu‘« il y a une reprise de ces attaques ». L’analyste politique, basé à Paris, s’exprimant sur ces questions de liberté d’expression soulevées au Maroc, a déclaré « elles ont des répercussions internationales qui ont été saisies par des médias, qui du reste, ont critiqué le Maroc et ses intérêts pendant de nombreuses années ». Mustapha Tossa souligne que « ces cercles sont infiltrés et financés par le lobby algérien, qui s’attaque dès que l’occasion se présente à l’image du Maroc pour la dénaturer et menacer ses intérêts vitaux », poursuivant qu’ « il n’y a pas de décision politique souveraine française d’attaquer le Maroc ou de le critiquer ».

Et Mustapha Tossa de vite faire le lien « il y a une résurgence de certaines voix qui voient les bonnes relations entre le Maroc et la France comme une menace pour leurs intérêts et veulent par tous les moyens empoisonner cette relation, y jeter des ombres sombres et la contaminer d’une manière ou d’une autre ». L’analyste pour étayer ses dires remonte aux années précédentes où « les relations entre Paris et Rabat étaient turbulentes et dictées par des intérêts contradictoires au niveau souverain, une période pendant laquelle les relations maroco-françaises ont connu un froid diplomatique qui a atteint le point de rupture, notamment à l’époque du président français François Hollande.

Quant au stade actuel, ajoute Tossa, il y a « compréhension et harmonie politiques, notamment au niveau des agendas diplomatiques régionaux et internationaux », sans négliger la référence à l’existence d’un « ressentiment interne en France, car certaines entreprises ne peuvent pas accéder au marché marocain à cause de la concurrence chinoise et espagnole. Cela n’est pas dû à une attaque rationalisée contre les intérêts marocains ».

Mustapha Tossa a expliqué que : « Ces critiques proviennent de cercles traditionnellement connus pour être hostiles au Maroc et servir l’agenda algérien », soulignant quant à  ‘’L’Humanité’’, « qui parle encore de nos jours de ce qui reste du journal du Parti communiste français ? plus personne ne le lit. Le média n’utilise ses pages et ses plumes que pour servir un agenda spécifique. On sait historiquement qu’il s‘est toujours conformé aux ordres du renseignement militaire algérien ».  Notre interlocuteur in fine concluant que « ce que le journal communiste a fait récemment, c’est se plier aux ordres du renseignement militaire algérien, qui cherche à ternir l’image du Maroc, et à exagérer tous les problèmes dont il est confronté au niveau de la liberté d’expression ».

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