Modernistes et religieux à couteaux tirés sur les réseaux sociaux

22 Sep 2020 à 08:34 Monde
Modernistes et religieux à couteaux tirés sur les réseaux sociaux

La tendance dominante sur les réseaux sociaux mis à part les faits pédophiles criminels en eux-mêmes à l’encontre des victimes au dénominateur commun la ville de Tanger, est au débat au niveau national entre modernistes et religieux qui s’accusent mutuellement.

Les premiers reprochant aux seconds leur silence d’opinion et le manque de manifestation devant des faits avérés dès lors qu’il s’agit d’un des leurs à l’instar du fkih de Melloussa où ils n’ont pas pipé mot. Pourtant ces derniers s’étaient manifestés pour l’exécution de l’assassin du petit Adnan. Dans ce contexte Hespress s’est adressé au chercheur à Saïd Nachid, un chercheur spécialisé dans les affaires religieuses pour quelques éclaircissements qui a déclaré « que la question est fondamentalement liée à la duplication des discours, soulignant que tout discours dans le contexte actuel sur les circonstances atténuantes est un soutien à la pédophilie et une analogie avec les condamnés, couvrant les crimes contre les enfants ».

Nachid a ajouté, « que la maltraitance des enfants est un crime dans toutes les lois du monde, notant dans le même contexte que ce que le « fkih de Tanger » a fait n’est pas une nouveauté en soi dans la société marocaine, pendant des années, les Marocains ont été témoins d’actions similaires ». L’auteur du livre « La modernité et le Coran » a déclaré que « ce qui est nouveau maintenant, c’est le courage avec lequel les gens agissent pour repousser ces personnes, contrairement à la dissimulation qui avait auparavant entaché la plupart des crimes, de religieux ».

Nachid a poursuivi « La société a besoin de personnes équilibrées et non de monstres masqués », appelant à la nécessité de sanctions plus sévères pour un tel comportement, soulignant que l’abolition de la peine de mort ne signifie pas nécessairement une atténuation, mais plutôt que les droits des groupes vulnérables doivent être protégés.

Dans l’autre son de cloche nous avons Hassan El Kettani prédicateur salafiste marocain qui en bon obstiné de l’obscurantisme et corps et âme a pris la défense du fkih en se référant sur sa page Facebook à la loi islamique de la Zina (fornication) « l’accusation n’est établie que sur la base de quatre témoins qui concordent leurs dires ou par l’aveu de l’accusé

El Kettani, a poursuivi  « certaines personnes se réjouissent des nouvelles dès lors que des religieux sont impliqués de quoique ce soit qui puisse les déshonorer et les envoyer devant un tribunal ». El Kettani a ajouté, dans sa longue diatribe ou « message » c’est selon, qu’il a publié sur Facebook, que « ces personnes qui accusent à tort et travers croient ouvertement qu’elles peuvent se permettre de commettre l’adultère, la calomnie et l’immoralité, de publier des images de viol de femmes et de déclarer de faux mariage, en toute impunité . La haine est en eux. On ne condamne pas avant de juger. C’est de l’immoralité ».

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