L’entreprise de demain sera digitale, un oui mais…

L’entreprise de demain sera digitale, un oui mais…

En plus d’être le passage obligé au post-Covid-19, la digitalisation est devenue, plus que jamais, le levier indispensable au développement dans tous les secteurs. C’est le constat livré par le joli parterre de participants à un des webinaires initiés par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) sous l’intitulé « L’entreprise de demain sera digitale ».

Les cinq participants au webinaire, Saloua Karkari-Belkeziz (présidente GFI Afrique), Aayla Ghouli (directrice PSIDM à la BMCI), Mehdi Kettani (CEO, DXC), Salah Baina (Facilitateur de transformation, chercheur et enseignant, Hicham Iraki Housseini, DG Afrique francophone de Microsoft en plus du modérateur Aziz Boucetta (Directeur Panorapost) ont anticipé l’entreprise de demain face aux bouleversements technologiques et sociétaux qui impactent le monde du travail.

Dans l’entreprise moderne, la technologie digitale est devenue indispensable tant au niveau de la commercialisation du produit que de l’allégement du process de la vente pour communiquer, gérer, produire… Le numérique et les technologies digitales ont révolutionné le secteur professionnel, notamment dans le domaine de la gestion documentaire et des stratégies de communication et marketing. Des développements constants qui offre toujours plus d’opportunités aux sociétés qui y ont recours.

Partant de ces évidences nos intervenants, une heure et demi durant, ont tenté de répondre à des questions ayant trait à l’intitulé de ce webinaire en se projetant vers le futur de l’entreprise marocaine voire un peu plus, sur les incidences de transformation numérique, les obstacles à franchir pour un meilleur rendement, que peuvent apporter ces nouvelles technologies pour ce qui est de la compétitivité, comment réussir la transformation et surtout est ce que nous sommes prêts en tant qu’entreprise à adopter ce nouveau modus operandi si l’on peut dire ainsi qui désormais fera office de règle de jeu pour l’avenir.

On aura retenu de ce webinaire que le digital peut s’avérer plus efficient pour l’entreprise digitale qui aura toujours un point d’avance sur son concurrent qui n’en use pas. Le train du digital passe et grosso modo nous y sommes en bons passager ont conclu les éminents invités de webinaire, mais pour autant, des correctifs demeurent à apporter à certaines contraintes.

C’est Salah Baina qui a ouvert le débat en en nous baladant sur la transformation digitale « la transformation bien plus que le digital est humaine, culturelle… ». La transformation est une question d’humains et sans eux, pas d’avancée majeure dans la transition numérique de l’entreprise.. Les relations humaines ont un rôle prédominant dans cette transition et à eux la charge d’accompagner le personnel et de répondre à ses besoins et interrogations. Une transformation rapide et efficace doit miser sur l’humain et la vision commune en interne en premier lieu a expliqué le chercheur à sa manière. La formation devrait venir ensuite pour permettre à chacun de prendre sa place et sa position dans l’entreprise.

Saloua Karkari-Belkeziz en bonne technocrate et politicienne à la fois (députée USFP de 2007 à 2011) pour sa part tout au long de ce webinaire en dehors d’un background qui n’est plus à démontrer ni à préciser a mis sur le compte de l’acte blâmable la lenteur administrative et les retards çà et là et notamment au niveau du législatif qui gagnerait à la digitalisation notamment le Parlement. Elle a loué ce secteur qui est créateur d’emplois et qui est à encourager pour peu cependant qu’un travail harmonieux de l’ensemble des partis soit de fait.

Mehdi Kettani a pour sa part défini l’entreprise du futur ainsi « Avec la crise du Covid-19, en un week-end tout le monde a appris le télétravail, et tout le monde a constaté des réflexes nouveaux. C’est vrai qu’on est tous en train de changer de paradigme et ce, dans le monde entier ». Le sens de gravité s’est déplacé selon notre bonhomme et « le monde du travail s’est déplacé du siège de l’entreprise vers chez soi ».

Pour la banquière Aayla Ghouli, « Cette pandémie a obligé les entreprises à faire le grand saut. C’est vrai qu’il y avait une frilosité qui n’est pas propre qu’au Maroc. Depuis huit mois déjà qu’on est en télétravail, les moyens techniques sont là, l’agilité organisationnelle n’est plus un prérequis, c’est un mœurs quelque chose d’obligatoire, il n’y a aucune raison avec l’expérience que nous venons de vivre à travers le télé travail que cela ne continue pas à bien se passer ».

Pour Hicham Iraki Housseini, en déclarant «  Grâce au digital on a pu faire des sauts de grenouilles énormes.  D’ailleurs le patron de Microsoft a dit qu’en un mois on a fait deux ans de digital consommation » a tout résumé pratiquement. Puis il a fait l’éloge du cloud « Les entreprises et en particulier les PME ont la possibilité de faire ce saut plus prononcé à travers les nouvelles technologies et à travers le cloud disponible pour tout le monde et je continuerai vers cela. Je ne comprends pas la réticence gouvernementale ainsi que de certaines entreprises vis-à-vis de cela ».  En effet, une entreprise n’ayant pas de restrictions propre à la confidentialité de données sensibles (comme les organisations publiques par exemple) doit s’équiper en mode Cloud pour être compétitive et se décharger de tout entretien technique lié au système d’information.

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