Généralisation de la couverture sociale: Une priorité pour le gouvernement

22 Août 2020 à 11:05 Société
Généralisation de la couverture sociale: Une priorité pour le gouvernement

Dans une circulaire du chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, sur l’élaboration du projet de loi de finances au titre de l’exercice 2021,  la priorité pour le gouvernement demeure la mise en œuvre rapide du chantier de la généralisation de la couverture sociale au Maroc annoncée par le Roi Mohammed VI lors du discours de la fête du Trône.

« Le gouvernement veillera à la mise en oeuvre rapide de la généralisation de la couverture sociale à tous les Marocains qui est un chantier annoncé par SM le Roi Mohammed VI dans le discours du Trône. Ce chantier permettra la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et des allocations familiales, avant de l’étendre aux autres couvertures sociales que sont la retraite et l’indemnité pour perte d’emploi » a indiqué le chef du gouvernement.

À cet effet, et en application des Hautes Instructions royales, le déploiement progressif de ce chantier se fera à partir de janvier 2021. Un dialogue sera donc ouvert avec les professionnels concernés et les partenaires économiques et sociaux pour parachever l’élaboration d’une vision pragmatique globale comprenant le calendrier, le cadre juridique et les options de financement dans le but d’atteindre une généralisation effective de la couverture sociale.
De son côté, le gouvernement veillera à ce que ce dialogue soit constructif et au service de l’intérêt suprême du Royaume, pour réaliser les objectifs assignés à ce projet.
Dans les détails, cette réforme « historique » dans l’histoire du Maroc, passe d’abord par la mise en place de mesures préalables et d’accompagnement portant notamment sur l’adaptation du cadre juridique régissant l’AMO et l’instauration d’un autre permettant aux professionnels, indépendants et non-salariés exerçant une activité privée de bénéficier des allocations familiales.
Cette réforme sociale se penchera également sur le système de santé, à travers la réhabilitation des établissements hospitaliers et des centres de soins, l’organisation des processus de traitement ou encore la réforme des régimes et programmes sociaux existants et l’amélioration de la gouvernance de ces derniers notamment via l’activation du registre social unifié (RSU).
En vue de la crise sanitaire liée à la pandémie du COVID-19, le gouvernement continuera en parallèle à accorder la priorité nécessaire à la réforme de la Santé et de l’éducation.
Dans ce sens, l’exécutif veillera à renforcer la Santé nationale en élargissant l’offre et améliorant sa qualité, ainsi qu’à faciliter l’accès aux services de santé, d’une façon équitable, en accordant un intérêt particulier aux ressources humaines de ce domaine.
Par ailleurs, et toujours selon la circulaire d’El Otmani, il sera également question d’instaurer de nouveaux moyens pour mobiliser des ressources humaines et financières supplémentaires et ce, à travers l’usage des mécanismes de financement innovants et diversifiés, le développement des compétences, l’optimisation des dépenses et l’institutionnalisation du partenariat public-privé.
Par ailleurs, la circulaire fait ressortir qu’en application aux Hautes Orientations Royales contenues dans le Discours du Trône, le gouvernement veillera à accélérer le lancement d’une réforme profonde du secteur public et à traiter les dysfonctionnements structurels des établissements et entreprises publics (EEP) pour une meilleure complémentarité et harmonisation de leurs missions et une efficacité économique et sociale.

D’ailleurs, le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Benchaâboun, avait déclaré dans ce sens lors de la mise au point sur la généralisation de la couverture sociale, qu’il y a un nombre important d’entreprises et établissements publics qui ont du mal a créer des emplois, mais dont une partie réalise des investissements importants à hauteur de 100 milliards de dirhams et contribuent à plus de 15% au PIB. 

Cela dit, Benchaâboun a précisé qu’il y a un nombre d’établissements publics qui ont un caractère purement administratif, ne créent pas de richesse et vivent des aides de l’Etat. Ces aides atteignent les 36 milliards de dirhams par an, notant que des solutions concrètes doivent être trouvées pour gérer justement ces institutions.

Ainsi, une agence nationale sera créée pour assurer la gestion stratégique des contributions de l’Etat et évaluer les performances des établissements publics.
In fine, et dans le but d’atteindre les objectifs visés par cette réforme, Saad Dine El Otmani a invité les différents départements à faire leurs suggestions au département de Benchaâboun en matière de rationalisation des contributions de l’Etat, quitte à supprimer des EEP ou à les faire fusionner.
Le chef du gouvernement a également appelé à accélérer les chantiers de la digitalisation et de la déconcentration administrative afin notamment de renforcer l’efficacité dans la prise de décision au niveau local et les mécanismes d’accompagnement pour la mise en œuvre du chantier de la régionalisation.

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