Situation chaotique dans les bus et gares routières pour le traditionnel déplacement de l’Aïd Al Adha

01 Août 2020 à 00:07 Transport
Situation chaotique dans les bus et gares routières pour le traditionnel déplacement de l’Aïd Al Adha

Les mesures pour empêcher la propagation du coronavirus que les autorités publiques, et le ministère des Transports, ont prodiguées voire exigées des propriétaires d’autocars auront été peu ou pas appliquées en cette période exceptionnelle où voyager pour rejoindre la famille est dans le strict respect des traditions de l’Aïd El Adha.

Dans les bus et dans les gares routières au mépris des règles de distanciation physique, les voyageurs ont décrit une situation chaotique, avec une absence de contrôle. Ainsi, nombre d’entre eux  ont préféré renoncer à leur voyage car les bus ayant pour consigne de ne pas excéder le pourcentage de remplissage fixé par le ministères de tutelle  (75% pour cent de la capacité), afin de laisser une distance pour la sécurité entre les passagers, ne l’ont pas respecté, les bus remplissant les derniers d’entre eux.

A la gare routière des bus de transport de passagers d’Inezgane, en dépit de la diminution du flux  par rapport aux années précédentes, en raison de la décision d’interdire les voyages à destination et en provenance de huit villes, Hespress a pu constater de visu que les bus étaient pleins à 100%. Pourtant au niveau de la gare par mégaphones interposés on criait en rappelant le respect des consignes et des procédures afférentes à la sécurité sanitaire dans les transports publics afin que «  cet Aïd se passe bien ».

Dans l’oreille d’un sourd puisque qu’à l’intérieur des bus, de nombreux passagers ne semblaient pas concernés par les mesures de sécurité qui avaient été imposées par les pouvoirs publics, certains d’entre eux ayant même complètement abandonné le masque tandis que d’autres le portaient sous le menton. Ils étaient rares les adeptes du port de la bavette, quant à la distanciation sociale le transporteur s’en était largement chargé en l’ignorant. Bref, pour le respect des voyageurs, des conditions sanitaires et autres gestes barrières il fallait repasser l’essentiel étant autre en cette veille de l’Aïd.

La note du gouvernement du 19 juillet, prévoyant de permettre à 75% la capacité pour les transports publics entre et à l’intérieur des villes, indiquait certes, qu’une levée partielle des consigne pouvait être mais « sous certaines conditions ». A la gare routière d’Inezgane, on a outrepassé toutes les conditions comme si de rien n’était. Les gens ont déposé leurs bagages dans les soutes du bus et accédaient au véhicule plein à craquer, le trajet s’effectuant avec un remplissage à 100%. Les passagers ont effectué le trajet comme ils ont pu, assis les uns contre les autres, masqués, ou pas mais ont voyagé vers leurs destinations dans des bus bondés.

Par ailleurs l’interdiction des déplacements vers certaines villes n’a pas, non plus, été respectée. Les ticket vers les villes interdites d’accès ou de sortie étaient disponibles  notamment Marrakech et Casablanca et du reste ces destinations faisaient partie du vocabulaire des crieurs. « Nous appelons ‘’Finma Bghiti’’, Marrakech ou Casa », a déclaré l’un d’entre eux interrogé sur la possibilité de voyager à Marrakech. Notre interlocuteur ajoute, en réponse la question de joindre Marrakech, même si elle fait partie des villes où il est interdit de se rendre et d’en revenir: « on vous déposera du bus sur la route à Daoudiyates ».

Poids lourds: Prolongation de la validité des procès verbaux de visites techniques expiré à partir du 18 mars