Coronavirus : Face à la hausse des infections et des décès, les pays durcissent leurs restrictions

29 Juil 2020 à 00:13 Monde
Coronavirus : Face à la hausse des infections et des décès, les pays durcissent leurs restrictions

Sept mois après son apparition en Chine, le virus, pour lequel aucun vaccin n’a encore été trouvé, continue de se propager sans peur et sans reproche, faisant craindre une seconde vague aux enjeux économiques et sociétaux potentiellement désastreux et plus particulièrement en Europe alors qu’aux Amériques, il fait rage.

Selon le dernier bilan établi par l’Université Johns Hopkins, les Etats-Unis restent le pays le plus endeuillé avec (148 076 décès) devant le Brésil (87 618), le Royaume-Uni (45 844), le Mexique (44 022) et l’Italie (35 112). Les pays les plus touchés sont les Etats-Unis 4 295 629 cas, le Brésil 2 442 375 cas, l’Inde 1 480 073 cas, la Russie 822 073 cas et l’Afrique du Sud 452 529 cas. La pandémie à mi-journée touchait 16 523 029 personnes pour un bilan macabre de 654 860 décès.

Le constat des infections étant largement à la hausse en ce mardi, nombre de pays durcissent leurs mesures sanitaires pour tenter de freiner la pandémie du coronavirus (Covid-19). Le gouvernement allemand inquiet des derniers développements des cas de Covid-19 a pris le pied de la France et déconseillé les voyages « non essentiels » et touristiques vers les régions espagnoles d’Aragon, de Catalogne et de Navarre en raison du « nombre élevé d’infections » de coronavirus. Ce pointage du doigt crée des frictions.

C‘est ainsi que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a vivement critiqué lundi la décision du Royaume-Uni d’imposer depuis dimanche une quarantaine à tous les voyageurs en provenance d’Espagne, la jugeant « inadaptée » soutenant que des endroits très dépendants des touristes britanniques comme les Baléares, les Canaries et les régions de Valence et de l’Andalousie étaient des destinations sûres.

L’Espagne, justement, fait face à un important rebond du nombre d’infections, incitant la région de Madrid à prendre mardi de nouvelles mesures, comme le renforcement du caractère obligatoire du port du masque et la limitation des rassemblements à dix personnes. De son côté, la Grèce a annoncé mardi qu’elle rendait à nouveau le port du masque obligatoire dans les magasins, les banques, les services publics et la quasi-totalité des lieux clos, en réponse à une recrudescence des cas.

Également inquiètes d’un rebond des contaminations et d’une circulation du virus qui reste « soutenue », les autorités françaises ont, pour leur part, ordonné la fermeture de lieux de rassemblement comme les plages, les parcs et jardins publics dans certaines régions touristiques de l’Atlantique

Les Etats-Unis ont enregistré lundi un peu plus de 57.000 nouveaux cas de contamination au coronavirus en une journée, ainsi que 679 morts supplémentaires, selon le comptage à 20H30 de l’université Johns Hopkins.

Ce bilan journalier est légèrement inférieur à ceux enregistrés ces derniers temps où durant douze jours consécutifs, les nouvelles infections chaque 24 heures dépassaient les 60.000 (dont trois jours à plus de 70.000) et les décès la barre de 1000. Donald Trump a changé de ton depuis la fin de semaine et en bon samaritain il conseille désormais le masque, la distanciation sociale et loue les vertus de l’hydroxychloroquine au grand dam du Dr Anthony Fauci.

Entre temps le coronavirus continue de faire des ravages mortels dans une grande partie du sud et de l’ouest, les gouverneurs ont de nouveau été contraints de prendre des décisions difficiles concernant la limitation des activités et l’imposition de mesures de protection pour aider à ralentir la propagation du virus. La douleur économique qui accompagne toute décision de ré-instituer les mesures de protection contre la pandémie, et les conséquences des fermetures antérieures, ont mis Washington sous pression.

Au Brésil, le bilan de l’épidémie est tel, que des membres du personnel de la santé ont demandé lundi à la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une enquête sur la réponse du président Jair Bolsonaro à la pandémie, qui constitue, selon eux, un crime contre l’humanité. La Bolivie (71 181 cas et 2647 décès) a proclamé, lundi, l’état de « calamité publique » dans tout le pays, ce qui lui permet de disposer de plus de ressources pour faire face à la pandémie. En Iran (296 273 cas et 16 147 décès) les autorités sanitaires ont annoncé mardi avoir enregistré 235 décès supplémentaires du coronavirus en 24 heures, nouveau record en Iran, pays du Moyen-Orient le plus touché par l’épidémie qui gagne du terrain depuis un mois. 18 régions sur 29 sont sous cloche.

En Afrique, la pandémie de Covid-19 s’accélère désormais sur le continent. Selon les chiffres compilés par l’AFP mardi, quelque 860 000 cas ont été enregistrés sur l’ensemble du continent, avec au moins 18 000 décès. Ces chiffres restent encore faibles, comparé à ceux de l’Europe ou des Etats-Unis. Des mesures précoces et strictes de confinement ont, dans un premier temps, « permis de ralentir la progression » de la maladie en Afrique, a relevé Mary Stephens, experte du bureau régional de l’OMS en Afrique. Mais le pic de la pandémie est à venir, a-t-elle prévenu, alors que de nombreux pays ont assoupli les restrictions pour éviter un effondrement de leur économie.

Le Vietnam, qui pensait avoir éradiqué le virus, va, lui, suspendre les vols intérieurs ainsi que les transports publics terrestres et maritimes à destination et en provenance de la ville touristique de Da Nang (centre), où ont été récemment signalés les premiers cas de coronavirus sur le territoire vietnamien depuis des mois.

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