Tahiti Beach Club fermé par les autorités pour absence de mesures préventives

23 Juil 2020 à 16:30 Société
Tahiti Beach Club fermé par les autorités pour absence de mesures préventives

Après l’annonce de l’allègement des mesures de confinement fin juin dernier, les autorités publiques ont autorisé les commerces, cafés, restaurants et complexes touristiques à rouvrir leurs portes au public mais avec une capacité d’accueil ne dépassant pas les 50%, et bien évidemment le respect strict des mesures de prévention sanitaires en vigueur pour limiter la propagation du coronavirus. Toutefois, plusieurs structures ont été fermées pour non-respect de ces consignes, dont Tahiti Beach Club.

Le complexe touristique Tahiti Beach Club, située au cœur du boulevard de la Corniche à Casablanca, a en effet été fermé par les autorités publiques, hier mercredi 22 juillet, pour « absence de toutes les mesures préventives d’usage en ces temps de crise sanitaire » liée au Covid-19.

« Dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence sanitaire et pour protéger la santé et la sécurité des citoyens, les autorités relevant de la commune et de la circonscription de Casa-Anfa ont procédé, mercredi 22 juillet, à la fermeture provisoire d’un complexe touristique situé sur le boulevard de la Corniche à Ain Diab, pour avoir ouvert ses portes au public en l’absence de toutes les mesures préventives d’usage en ces temps de crise sanitaire« , a fait savoir la Wilaya de la Région de Casablanca-Settat.

Une source officielle jointe par Hespress Fr, nous a confirmé qu’il s’agit bien de Tahiti Beach Club et que la fermeture revient principalement au fait que l’accès à la piscine était ouvert au public, chose qui n’était autorisée, jusque-là, que pour les établissements hôteliers.

Malgré sa popularité dans la sphère Casablancaise, le Tahiti Beach a toujours été critiqué sur les réseaux sociaux pour notamment ses prix élevés et ses exigences « assez stupéfiantes » pour certains et carrément « incompréhensibles » pour d’autres.

Alors que les citoyens marocains sont incités à « la préférence nationale » été appelés à consommer local pendant cette période estivale « hors du commun« , plusieurs citoyens ont dénoncé sur les réseaux sociaux le traitement « abusif » au sein de cette structure et de plusieurs autres établissements similaires.

Dans un groupe sur le réseau social « Facebook« , une dame accompagnée de sa petite fille, sa cousine et sa nounou a indiqué avoir été « désagréablement » surprise de se faire bloquer à l’entrée dudit établissement sous prétexte que les « nounous sont interdites d’entrée au club« . Elle a bien expliqué qu’il s’agissait d’une copine. Mais en vain. « Ils ont fait appeler le manager qui est venu m’expliquer d’une façon très agressive que le FOULARD est interdit et que vaut mieux qu’on parte avant de lui créer des problèmes avec son supérieur », raconte-t-elle.

Après un scandale, la dame a expliqué aux personnes à l’entrée qu’ils n’ont « aucun droit de ne pas laisser la dame voilée entrer et qu’on est bien au Maroc et non en Europe« . Elle a finalement été autorisée à accéder au club, avant d’être « encore une fois surprise » de se voir interdire l’accès à la piscine sous prétexte que ses tickets « n’incluent pas la baignade« . En demandant de payer la différence, le manager l’a priée « de ne pas lui créer de problèmes qui peuvent lui coûter son poste ».

« J’ai récupéré mon argent et je suis partie en pleurs. Pour la première fois de ma vie j’ai senti la hogra (mépris) … Je ne poserai jamais les pieds là-bas (…) », a-t-elle conclu.

Le post de la dame a suscité une grande indignation de la part des internautes, qui se sont déchaînés dans  leurs commentaires en racontant également leurs mauvaises expériences avec ledit établissement.

En l’absence d’une instance qui contrôle et sanctionne ce type d’établissements touristique, notamment en ce qui concerne le rapport qualité-prix, les patrons font comme bon leur semble et poussent ainsi un grand nombre de Marocains, ayant même les moyens de se procurer leurs services, à les boycotter, tout en s’interrogeant comment ce type de comportement peut-il encourager le tourisme national?.

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