Après trois de prison, Hamid El Mahdaoui retrouve la liberté

20 Juil 2020 à 22:16 Société
Après trois de prison, Hamid El Mahdaoui retrouve la liberté

« La prison est un test pour les amis, une jubilation pour les ennemis et la tombe des vivants » c’est ainsi qu’a décrit  le journaliste Hamid El Mahdaoui,  la peine de 3 ans de prison qu’il a purgée, après avoir été reconnu par la Chambre criminelle de Casablanca coupable de non-dénonciation d’attentat contre la sécurité intérieure de l’État, dans le cadre du Hirak du Rif qui a éclaté fin 2016.

Ce lundi 20 juillet, le journaliste a quitté la prison de Tifelt 2 tôt le matin pour une nouvelle vie et une nouvelle aventure. « La pire des choses que peut subir une personne est la prison, surtout si elle a été emprisonnée pour un dossier infondé … Ce qui m’est arrivé n’a rien à voir avec le Maroc que nous connaissons« , a-t-il dit.

Enfin libéré, le journaliste, qui a couvert les événements du Hirak du Rif, est revenu dans son entretien avec Hespress sur son passage en prison et le mauvais comportement qu’il a subi de la part du délégué général à l’administration pénitentiaire et de réinsertion (DGAPR). Des menaces et une terreur qu’il a vécues, et qu’a vécue sa famille.

Il convient de rappeler que le journaliste et fondateur du site web « Badil Info » Hamid El Mahdaoui, a été arrêté en juillet 2017 à la ville d’Al-Hoceima, qui a connu les événements du Hirak du Rif. Il a été condamné le 28 juin 2018 par la Chambre criminelle de Casablanca à 3 ans de prison et 3.000 dirhams d’amende. Il a été reconnu coupable pour non-révélation d’attentat contre la sécurité intérieure de l’État d’après l’article 209 du Code pénal.

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