USA: Moncef Slaoui ne sera pas forcé de dévoiler ses intérêts financiers

18 Juil 2020 à 13:21 Monde
USA: Moncef Slaoui ne sera pas forcé de dévoiler ses intérêts financiers

Le Dr. Moncef Slaoui, codirecteur de l’opération Warp Speed ​​du président américain Donald Trump, pourra continuer à préserver ses investissements dans l’industrie pharmaceutique malgré son rôle de conseiller en chef du programme de vaccination américain.

Ces derniers jours, plusieurs voix se sont élevées contre le rôle de l’expert en biologie moléculaire et en immunologie présenté comme bénévole, notamment de la part des groupes de défense Public Citizen et Lower Drug Price Now qui lui reprochent d’esquiver la responsabilité habituelle exigée des employés du gouvernement de divulguer ses intérêts financiers et probables conflits d’intérêt.

En effet, à la mi mai lorsque Moncef Slaoui a pris la tête du programme de vaccination de l’administration Trump, il l’a fait contre 1 $ symbolique ce qui l’exempte des règles de divulgation fédérales qui obligent les employés fédéraux à dresser la liste de leurs actions et autres conflits d’intérêts potentiels.

Public Citizen et Lower Drug Price Now, ont appelé à ce que le Dr Slaoui soit classé en tant «employé spécial du gouvernement», une étiquette qui permet au gouvernement fédéral d’embaucher des experts extérieurs pendant 130 jours. Seulement ce, titre le soumettrait à des règles d’éthique qui s’appliquent également aux employés réguliers du gouvernement.

Suite à ces critiques visant l’administration Trump accusée d’avoir créé une exception inappropriée aux règles fédérales sur les conflits d’intérêts pour Moncef Slaoui, le Bureau de l’inspecteur général de la santé et des services sociaux a répondu que l’intéressé pouvait maintenir des investissements dans l’industrie pharmaceutique et éviter les divulgations éthiques tout en continuant à prendre des décisions concernant les contrats gouvernementaux pour des vaccins.

Le bureau de l’inspecteur général du Department of Health and Human Services (HHS) a répondu cette semaine qu’il ne pouvait pas exiger un tel changement, évoquant le rôle inhabituel et exceptionnel que le Dr. Slaoui, ancien dirigeant au sein du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline, jouait dans l’administration en ces temps de pandémie du coronavirus.

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