Le maintien de la fermeture des frontières des présides occupés aggrave la crise économique des deux rives

08 Juil 2020 à 22:45 Regions
Le maintien de la fermeture des frontières des présides occupés aggrave la crise économique des deux rives

Le Maroc maintient pour l’heure la « décision de fermeture » des frontières terrestres avec l’Espagne quitte à faire fait subir aux enclaves occupées, Sebta et Melilla ainsi qu’aux riverains nationaux une aggravation de la crise économique engendrée par la pandémie du coronavirus (Covid-19) dans les régions limitrophes des présides occupées. Les passages à niveau demeurent « fermés » de part et d’autre des frontières et ce qui affecte gravement l’économie sur les deux rives.

Madrid qui, dernièrement, a ouvert ses frontières terrestres du moins aux européens est toujours dans l’expectative d’une réponse quant à une éventuelle date de réouverture de la part de Rabat. Il se murmure que le Royaume envisagerait rouvrir incessamment les points de passage terrestres séparant Sebta occupée du Maroc. La porte-parole officielle du gouvernement de Madrid, Maria Jesus Monteiro, a reconnu qu’elle n’avait aucune information à ce propos. « Je ne sais pas quand le Maroc décidera d’ouvrir les postes frontaliers ». Pour la ministre des Finances, la fermeture de ces frontières se poursuivra pendant des jours supplémentaires en raison de la propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19), que Madrid et le gouvernement local redoutent à Sebta.

Les deux points de passage de Sebta et Melilla resteront donc pour notre voisin, fermés jusqu’à ce que Rabat décide de les ouvrir. Cette situation a eu des conséquences « désastreuses ». Des centaines de personnes ont été prises au piège des deux côtés de la frontière et de nombreux citoyens ont perdu leur emploi. Les entreprises transfrontalières ont subi d’énormes pertes parce que leurs employés ne pouvaient pas traverser les frontières. Cela a eu pour effet, d’aggraver la situation de milliers de travailleurs marocains qui attendent de rejoindre leur travail. Le Bureau de coordination des travailleurs marocains de Sebta avait averti que les contrats de travail de plus de trois mille citoyens de la région expireraient bientôt, et a souligné que le fait de continuer de fermer Bab Sebta menaçait la perte d’emplois, en plus des indemnités de départ à la retraite.

Madrid, officiellement attend donc, la date du 10 juillet pour prendre acte de la décision de Rabat qui devrait déterminer sa position à maintenir ou non la fermeture des frontières. « Les points de passage terrestres à Melilla et Sebta resteront fermés jusqu’à ce que le pays voisin décide de les ouvrir », a déclaré Maria Jesus Monteiro, ministre des Finances et porte-parole officielle du gouvernement de Madrid, lors d’une conférence de presse, et ce en dépit du statut spécial des deux présides occupés.

Bien que de nombreux pays aient révélé leur décision concernant la reprise ou non des vols internationaux, le gouvernement marocain continue le motus et bouche close à ce sujet alors nombre de Marocains et en particulier la communauté marocaine résidant à l’étranger sont en attente d’une information. Il est à noter que la moitié des résidents marocains en Europe ont l’intention de se rendre au Maroc cet été et pour nombre d’entre eux, Sebta voire Melilla sont des passages obligés.

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