Brexit:  Theresa May tient absolument à « son plan »

17 Sep 2018 à 12:49 Actualités
Brexit:  Theresa May tient absolument à « son plan »

Le plan de sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne, prévue le 29 mars, divise au Royaume Uni, voire même en Europe. Au moment où la Première ministre britannique, Theresa May, milite pour une sortie « avec accord », des voix s’élèvent au sein même de son parti pour pousser vers un Brexit « pur et dur ». 

Theresa May ne l’entend pas de cette oreille et continue d’affirmer que « son plan » sur la sortie de l’UE était la seule alternative à un Brexit sans accord. Soit une option que le Fonds Monétaire International (FMI) ne souhaite pas non plus.

A ce propos, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a prévenu à Londres qu’une sortie non négociée avec Bruxelles entraînerait des coûts « importants » pour le Royaume-Uni.

Le « plan de Chequers » proposé par Mme May prévoit le maintien d’une relation commerciale étroite avec l’UE après le Brexit,  notamment la création d’une zone de libre-échange pour les biens industriels et les produits agricoles, tout en mettant fin à la liberté de circulation des citoyens européens et au contrôle de la Cour de justice de l’UE.

« Je pense que nous aurons un bon accord, nous le ramènerons des négociations avec l’UE et le soumettrons au Parlement », a déclaré Mme May dans une interview télévisée à diffuser ce lundi 17 septembre dans la soirée. « Je pense que l’alternative sera l’absence d’accord », aux effets potentiellement chaotiques.

« Je ne veux pas que les industriels aient le sentiment de devoir opérer en vertu de toutes sortes de règles différentes, parce que cela leur complique la vie et signifie potentiellement le départ d’entreprises de ce pays », a-t-elle ajouté.

Les milieux d’affaires sont particulièrement inquiets du peu de progrès obtenu dans les discussions et de l’impact de l’absence d’accord sur leurs activités, ce qui serait le pire scénario pour eux.

Le dernier rapport en date du FMI sur le Royaume-Uni, publié ce lundi, n’est pas fait pour les rassurer. Il souligne qu' »un Brexit sans accord entraînerait des coûts importants pour l’économie britannique et il est donc crucial que Londres s’entende avec Bruxelles sur leur future relation ».

Pour rappel, le Brexit sera au menu d’un sommet informel européen dès jeudi à Salzbourg (Autriche).

Un éventuel accord devra encore être approuvé par le Parlement britannique où Mme May ne dispose que d’une très courte majorité, ainsi que par les parlements des 27 pays de l’UE et le Parlement européen.

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