15è Brussels Forum: Débat autour du capitalisme et le coronavirus, avec la contribution du Policy Center for the New South

25 Juin 2020 à 11:09 Médias
15è Brussels Forum: Débat autour du capitalisme et le coronavirus, avec la contribution du Policy Center for the New South

Le Policy Center for the New South a pris part à la 15ème édition du Brussels Forum (Forum de Bruxelles),à travers la contribution de son président Karim El Aynaoui, lors de la session « Le capitalisme pourrait-il survive au coronavirus ?» . 

En effet, la valeur du capitalisme a été altérée dans les marchés émergents et les populations réclament un modèle différent, plus juste et plus équitable. Beaucoup s’interrogent sur la capacité des sociétés capitalistes à relever les défis posés par la crise sanitaire actuelle. Certains affirment que le système actuel constitue une menace pour la santé physique des populations puisqu’il laisse des millions de travailleurs vulnérables en raison des inégalités croissantes. Dans ce cas, le système est jugé à la fois inefficace et immoral.

Lors de la session consacrée au capitalisme et la crise du Coronavirus, à laquelle ont également participé Adam Posen, président du Peterson Institute for International Economics, Ira Kalish, économiste en chef à Deloitte, et Karolina Ekholm, professeur au département d’économie de l’université de Stockholm,  qui a avancé qu' »avec la tendance de l’adoption des mesures protectionnistes, il y a eu peu de conséquences sur la mondialisation, avant même que la crise du Corona virus ne frappe la politique commerciale américaine, et bien sûr en Europe avec le Brexit ».

Ce débat, présent depuis la crise financière de 2008, l’a remis en question et l’a lié à l’impact amplifié de cette dernière crise. Dans ce cas précis, la pandémie a accéléré les conséquences sur la mondialisation et pose des questions sur son efficacité.

Karim El Aynaoui a expliqué à ce propos qu' »au cours des derniers mois, la pandémie a révélé les failles des puissances économiques, tels que les États-Unis et l’Europe ».

« D’autre part, a-t-il fait noter, certains commencent à favoriser le multilatéralisme et le commerce.   L’Afrique, quant à elle, mettra en place la zone de libre-échange continentale africaine (ACFTA) ».

Le président du Policy Center for the New South, également ancien économiste de la Banque Mondiale, a par ailleurs exprimé ses inquiétudes -dans les circonstances actuelles- quant aux possibles conséquences des rivalités de pouvoir sur le continent africain.

« Il est nécessaire que les dirigeants africains jettent les bases d’une alliance forte pour promouvoir une moyenne de 5 à 6 % de croissance au cours des 30 à 40 prochaines années. En bref, le capitalisme évolue, mais ne disparaîtra pas. Il durera, même si l’on s’attend à ce qu’il subisse plusieurs changements pour s’adapter au contexte et aux besoins actuels« , a-t-il dit.

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