Coronavirus : Deux projets de l’Université privée de Fès retenus par le CNRST

22 Mai 2020 à 09:40 Education
Coronavirus : Deux projets de l’Université privée de Fès retenus par le CNRST

La recherche scientifique est l’une des priorités de la stratégie de développement de l’Université Privée de Fès (UPF), car elle constitue, d’une part, le pilier primordial de l’ancrage régional et national de l’université, et d’autre part, un élément fondamental de son rayonnement et sa renommée à l’international.

Ainsi, depuis plus d’une dizaine d’années, des efforts incessants dans le domaine de la recherche scientifique ont été fournis pour mettre en place les structures et les programmes à même d’assurer son développement. De telles actions se sont concrétisées par l’organisation de plusieurs conférences et colloques internationaux, un nombre- respectable- de publications par enseignant chercheur dans des journaux indexés et des innovations technologiques primées dans le cadre de concours et compétions internationaux.

La dernière concrétisation en date, a été la sélection de deux projets de recherche de notre université parmi la liste des projets retenus pour financement dans le cadre du programme de soutien à la recherche scientifique et technologique Covid-19 lancé par le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique (CNRST).

Dans le cadre de ce programme, les soumissions de projets se sont organisées à travers des pôles universitaires régionaux permettant de constituer au sein de chacun d’eux un écosystème de recherche multidisciplinaire, réactif et capable d’initier et de développer des études et des recherches appliquées, pour relever les défis de Covid-19 et répondre aux questions et besoins de la société marocaine en matière de recherche et d’innovation.

Dans ce sens, les chercheurs du pôle universitaire des Régions Fès-Meknès, l’Oriental, Drâa-Tafilalet comprenant en plus de l’UPF, les universités USMBA, UMI, AUI, UMP et UEMEF ainsi que l’Ecole Nationale d’Architecture de Fès et l’Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès, ont répondu massivement à ce programme par la soumission de plusieurs projets de recherche dont 56 ont été très fortement recommandé par le pôle parmi lesquels figurent 4 projets de l’UPF.

Après évaluation par les experts du CNRST, 16 projets de recherche, dont 2 projets portés par l’UPF, ont été retenus pour financement dans le cadre de ce programme, permettant ainsi à notre université de réaliser la meilleure performance en pourcentage de projets retenus (2/4).

A travers ces projets de recherche, l’UPF vise une production de connaissances scientifiques originales se basant sur des approches multidisciplinaires permettant de traiter plusieurs aspects et impacts de cette pandémie.

En effet, l’un des projets, en l’occurrence « les conséquences du confinement sur la conception et l’usage des espaces domestiques. Cas de l’habitat social au Maroc », vise à mettre en lumière les limites du logement social au Maroc et ses problématiques amplifiées par la dernière pandémie COVID-19. Ce projet porté par Dr. Laaroussi, en collaboration avec des chercheurs des différents établissements du pôle 4, s’attèlera à démonter qu’une autre approche est possible pour penser différemment le logement social au Maroc. En d’autres termes, il s’agit de proposer de nouvelles formes d’habiter à l’épreuve du confinement et de la distanciation sociale. Ainsi, ce projet proposera un nouveau modèle du logement social post COVID-19 pour le Maroc, permettant un glissement de paradigme de l’Habitat vers l’Habitant.

L’autre projet « plan de relance de la chaine de valeur / régions de Fès-Meknès et l’oriental »,présenté par Pr. Belgaid, responsable scientifique du projet avec une équipe de 8 chercheurs, offrira à l’UPF, l’occasion de préparer des livrables qui seront opérationnalisés, des stratégies pratiques que les entreprises peuvent mettre en œuvre (plans de relance, choix des secteurs, mesures d’accompagnement bancaires et fiscales, dopage de la demande intérieure, investissement dans l’import substitution, etc).

Ce projet se démarquera aussi par des prescriptions théoriques pour présenter des plans d’action empiriques et techniques destinés à promouvoir les leviers de la croissance, de la reprise d’activité et de l’ouverture de nouveaux créneaux de compétitivité pour notre industrie nationale qui va créer plus de valeur ; du moment que sans industrie, il n’y a pas de création de valeur, et sans cette création il n’y a pas de croissance et de création d’emplois.

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