Facebook supprime des comptes liés à la Russie, l’Iran, la Géorgie et QAnon

Facebook supprime des comptes liés à la Russie, l’Iran, la Géorgie et QAnon

Facebook a supprimé des centaines de comptes de médias sociaux – plus de la moitié d’entre eux basés en Russie, en Iran et en Géorgie – après avoir découvert qu’ils appartenaient à des réseaux qui menaient des campagnes d’influence. Cette annonce faite hier mardi 5 mai, indique que Facebook les avait supprimés en avril dans le cadre de ses efforts continus pour purger ses plateformes d’informations trompeuses et de faux comptes créés pour perturber d’éventuelles élections et la société en général.

Les comptes suspendus étaient actifs sur Facebook et Instagram, dont Facebook est propriétaire mais également sur Twitter, et étaient liés à huit réseaux, a déclaré le géant des médias sociaux basé en Californie. Les réseaux basés en Russie et en Iran ont concentré leur contenu à l’international, tandis que deux réseaux dans la nation du Caucase du Sud, en Géorgie, ainsi que deux aux États-Unis et un en Mauritanie et en Birmanie (également connu sous le nom de Myanmar), ont fonctionné en dirigeant leur esprit de propagande vers un public national.

Tous les réseaux ont été créés avant la pandémie de coronavirus, mais la société a déclaré avoir découvert que les personnes derrière les campagnes avaient utilisé « de manière opportuniste » des publications liées aux coronavirus pour créer une audience et attirer les gens vers leur contenu. « Nous savons que les gens qui cherchent à tromper les autres – que ce soit par le phishing, les escroqueries ou les opérations d’influence – essaient de tirer parti des crises pour atteindre leurs objectifs, et la pandémie de coronavirus n’est pas différente », indique le communiqué de Facebook.

L’enquête menée par le réseau social avait démontré que l’activité liée à l’Iran, l’était via le réseau iranien de la société d’État de diffusion de la République islamique d’Iran (IRIB). La société d’État IRIB, dont le chef est nommé par le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires. Les responsables iraniens avaient précédemment rejeté les allégations de mener des campagnes de désinformation coordonnées comme « ridicules ».

L’activité née en Iran, s’est concentrée sur nombre de pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni ainsi qu’une multitude de pays africains dont le Maroc, l’Egypte, la Tunisie, la Mauritanie, l’Algérie, la Libye, le Ghana, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Zimbabwe et la Tanzanie entre autres. « Nous avons supprimé 118 pages, 389 comptes Facebook, 27 groupes et 6 comptes Instagram » en provenance d’Iran, annonce Facebook dans son rapport mensuel sur ses efforts contre le « comportement inauthentique coordonné » sur sa plateforme.

L’activité du réseau russe était quant à elle liée à des individus en Russie, dans la région du Donbass en Ukraine et à deux organisations de médias en Crimée, annexée à la Russie – NewsFront et SouthFront. Facebook a en outre déclaré que l’activité de l’un des deux réseaux géorgiens était liée à Espersona, une société de médias en Géorgie que la compagnie américaine basée en Californie a désormais interdite.

Les comptes basés aux États-Unis étaient liés à Anon, une théorie du complot d’extrême droite diffusée parmi les partisans du président Donald Trump. C’était la première fois que Facebook prenait des mesures contre QAnon, qui naturellement s’était glissé dans l’ingérence de la politique américaine avec la bénédiction présidentielle. En plus des comptes QAnon, Facebook a également supprimé les comptes liés à VDARE, un site Web américain connu pour publier du contenu anti-immigration.

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