Le pétrole dans un territoire négatif, c’est l’histoire de l’or noir américain qui s’écrit

Le pétrole dans un territoire négatif, c’est l’histoire de l’or noir américain qui s’écrit
mercredi 22 avril 2020 - 00:36

Historique ! Les  prix du baril de WTI sont tombés pour la première fois en territoire négatif. Ils ont toutefois repris du poil de la bête d’un léger rebond, mais l’oscillation reste tout de même historique. Le fait que le brut américain ait perdu près de 300% fait craindre des conséquences et cette dégringolade inédite devrait encore faire jaser pour longtemps.

Du jamais vu ! Il s’agit de la plus forte baisse en séance jamais enregistrée par Bloomberg dont les données remontent à 1983. Faut croire que la crise sanitaire du coronavirus (Covid-19) n’a rien épargné. Cette chute est en grande partie due à des facteurs techniques, avec l’expiration des contrats pour livraison en mai aujourd’hui. Selon les premières estimations, la consommation de pétrole dans le monde a chuté de 20 millions de barils par jour (mb/j) et selon les adeptes du verre à moitié vide jusqu’à plus de 30 mb/j. Avant la pandémie, le marché tournait autour des 100 mb/j.

Autre facteur désobligeant pour les puits de pétrole, la demande a chuté vertigineusement et malgré cela on a continué à produire jusqu’à saturation des capacités de stockage. On stocke comme on peut. Oléoducs et tankers en mer sont sollicités pour devenir une réserve de pétrole à tel point que les prix de location des navires pétroliers sont passés de 30 000 dollars à plus de de 150.000 dollars par jour. C’est dire que les armateurs vont arrondir leur fin de mois.

La spéculation en a également eu pour son argent. Les investisseurs qui avaient achetés les contrats pour livraison en mai et venant à expiration aujourd’hui, pour les revendre à l’approche de la date butoir se sont retrouvés dans une situation très délicate : ils n’ont pas trouvé d’acheteurs et n’ont pas les moyens de recevoir la livraison prévue dans le contrat car ils ne disposent d’aucun lieu de stockage.

Bref, on déborde tellement d’or noir que les infrastructures de stockage chez l’Oncle Sam sont gorgées à l’excès. Certains producteurs texans vendent leur baril pour 2 dollars, selon les données de Bloomberg et certains même, pour éviter de fermer leurs puits, payent pour se débarrasser de leur pétrole. D’effet à cause donc, les prix négatifs ont été possibles et devenus inévitables. Cette situation on l’imagine oblige à des fermetures et pertes d’emplois au grand Dam de Donald Trump qui du coup a demandé ce mardi un plan d’aide aux secteurs pétrolier gazier.

Une remontée significative des prix à court terme est improbable pour l’heure. Avant la chute des prix en territoire négatif, les analystes anticipaient des prix proches de 20 dollars pour le Brent et à près de 10 dollars pour le WTI dans les semaines à venir.

L’ accord portant sur une réduction de production de 10 millions de barils par jour signé le 12 avril par l’OPEP et ses partenaires entrant en vigueur dès mai n’a non plus pas convaincu les marchés. Ces derniers considèrent que cela ne suffira pas à compenser la chute massive de la demande provoquée par la pandémie du coronavirus (Covid-19).

Brent économie Perte Pétrole Production Saturation Stockage Territoire négatif WTI
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