Transcripteurs: Parents pauvres du système judiciaire, demandent un soutien « urgent »

11 Avr 2020 à 19:32 Justice
Transcripteurs: Parents pauvres du système judiciaire, demandent un soutien « urgent »

Dans ces conditions difficiles pour de nombreuses catégories professionnelles, le Syndicat national des transcripteurs judiciaires au Maroc (SNTJ) indique que les travailleurs qu’il représente sont gravement touchés par l’arrêt obligatoire du travail suite à la propagation du Coronavirus. En l’absence de toute couverture sanitaire ou sociale, le syndicat rappelle qu’il a longtemps réclamé la modification de leur statut.

Dès l’annonce de l’arrêt du travail au début de la pandémie, « les transcripteurs judiciaires ont patienté en attendant les mesures que l’État prendra pour les soulager du lourd fardeau qu’ils portent », rapporte le SNTJ qui regrette le fait qu' »à première vue, la profession semble être structurée et organisée, ce qui a amené l’État à classer les transcripteurs judiciaires parmi les professions qui n’ont pas besoin de soutien ».

Le syndicat affilié à l’UMT explique en fait que leur situation « peut, dans de nombreux domaines être pire que celle des travailleurs du secteur informel, auxquels l’État accorde une attention particulière et cherche à réduire la charge qui est la leur, par différentes mesures ».

Le formation syndicale souligne que de nombreux transcripteurs judiciaires « sont devenus incapables de régler les loyers de leurs résidences, et ne sont pas en mesure de fournir des conditions de vie descentes pour eux et pour leurs familles, classées en dessous du seuil de pauvreté ».

Le SNTJ considère que leur catégorie professionnelle est « victime d’une indifférence continue« , en dépit des doléances présentées au Comité de veille économique pour demander à bénéficier directement des ressources de ce fonds, et par le biais du ministère de la Justice auquel la demande a été adressée, ainsi que plusieurs partis et organes politiques, mais aussi au Chef du gouvernement.

« Nous nous trouvons aujourd’hui obligés de faire appel à nouveau au Comité de veille économique qui supervise la gestion des ressources du Fonds de lutte contre la pandémie du Coronavirus afin d’accélérer l’extension de l’aide publique à cette catégorie professionnelle affligée dans ces circonstances difficiles, avec des centaines de familles au bord de l’extrême pauvreté, car ce sont les plus souffrants et les plus fragiles de toutes les professions juridiques et judiciaires », explique en fin le syndicat.

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