Enseignement supérieur : L’apprentissage à distance devrait se dérouler sans difficultés majeures

25 Mar 2020 à 10:48 Education
Enseignement supérieur : L’apprentissage à distance devrait se dérouler sans difficultés majeures

L’arrêt des cours dans tous les cycles et niveaux d’enseignement a été parmi les premières mesures prises par le Maroc face à la propagation du coronavirus. L’apprentissage à distance ‘est donc positionné comme La solution pour sauver l’année des élèves et étudiants et permettre une continuité de l’enseignement en ces temps de confinement.

Plateformes digitales, chaines de télévision ou encore les live sur les groupes des réseaux sociaux, sont autant de formules pour lesquelles les établissements ont opté.

Si certaines voix se sont élevées pour décrier la mesure, y voyant un semblant de solution, du fait que tous les élèves, notamment en milieu rural, n’ont pas accès au net, d’autres se sont dites satisfaites, notamment après la décision prise par les opérateurs nationaux de Télécom de dispenser de frais toutes les plateformes dédiées à l’enseignement et la formation en cette période d’urgence sanitaire.

Interrogé par Hespress FR, Abdelhafid Adminou, chef du département juridique à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat-Souissi, se montre optimiste.

« Nous planchons actuellement sur les cours qui sont postés au fur et à mesure sur les plateformes, chaque établissement gère cette opération de manière propre, selon les besoins et les moyens dont il dispose », nous dit-il.

Et d’expliquer que pour la Faculté de droit « deux schémas se posent pour nous, et sont relatifs aux niveaux d’enseignement, en ce sens que pour les étudiants de licence (S5-S6), il est aisé de gérer, car ils ont l’habitude de travailler sur des polycopies, des rapports…. En général, les niveaux supérieurs sont habitués au travail à distance et leur capacité d’apprentissage est développée ».

« La question est toute autre pour les S1 et S2, qui sont au début de leur apprentissage, et donc besoin de davantage d’explications et d’éclairages », ajoute l’universitaire.

A cet effet, précise-t-il, « il a été convenu lors des réunions tenues dans le sillage de la décision de l’arrêt des cours, que des studios d’enregistrement seront mis en place pour pouvoir enregistrer des cours, les expliquer et les poster sur les plateformes auxquelles les étudiants accèdent ».

Cette opération est effectivement en cours, et les étudiants auront accès aussi bien aux cours écrits (polycopiés) et à l’enregistrement vocal qui apporte toutes les explications nécessaires, nous détaille notre interlocuteur.

Pour l’universitaire, « l’enseignement à distance pour le supérieur ne devrait pas poser problème, les étudiants étant de facto rodés à l’exercice d’apprentissage et de recherche sur le web ».

Pour ce qui est des facultés et instituts supérieurs des sciences sociales, tout devrait bien se passer du fait déjà que la présence n’est pas obligatoire, et ne dépasse pas es 30 à 35% en temps normal.

« Le problème pourrait par contre se poser pour les établissements d’enseignement des sciences exactes (Mathématiques, physique…), où les cours sont complétés par des TP et TD », relève-t-il.

Pour conclure : « Ces cours requièrent des exercices, des corrigés et une interaction entre professeur et étudiant, et partant, un effort supplémentaire de la part des enseignants en ces temps d’arrêt des cours présentiels ».

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