Bab Sebta: Un collectif demande à Mohammed VI de rouvrir le poste-frontière

28 Fév 2020 à 10:41 Société
Bab Sebta: Un collectif demande à Mohammed VI de rouvrir le poste-frontière

Un collectif Sebti se mobilise pour envoyer une pétition signée par les habitants de la ville, en vue de demander au Roi Mohammed VI de réduire les mesures sécuritaires intransigeantes mises en place du côté marocain de la frontière pour mettre un terme à la contre-bande. 

Les répercussions économiques de la décision marocaine de fermer définitivement le très célèbre poste-frontière Tarajal à Bab Sebta commencent à se faire sentir. Et avec eux, la situation économique des habitants de l’enclave espagnole au Maroc empire de jour en jour.

L’arrêt présenté comme « définitif » des autorités marocaines pour endiguer le flux de personnes qui transportaient les marchandises de contrebande de Sebta aux villes limitrophes, met à mal l’activité commerciale dans la ville occupée.

Depuis quelques jours déjà, une association portant le nom de « Residentes de la ciudad de Ceuta » (Résidents de la ville de Sebta) a commencé à s’activer sur les réseaux sociaux pour recueillir des signatures pour sa pétition au souverain.

Selon eux, « il n’est pas juste que la douane de Bab Sebta rompe tous les liens avec la ville maintenant, après avoir toujours évolué en paix avec leur environnement immédiat, et montré tout le temps des signes de solidarité, à chaque fois que cela s’est avéré nécessaire ».

Le collectif résidant dans ce préside historique considèrent également dans le préambule de leur pétition que la demande marocaine aux citoyens espagnols d’apposer leur cachet sur les passeports au poste-frontière Tarajal « relève d’une procédure qui complique » leur entrée dans le pays, exprimant au passage leur « regret » quant à la décision prise par les autorités marocaines qui a restreint la mobilité des biens et des personnes.

Les pétitionnaires voient dans cette lettre au monarque chérifien « un appel urgent ». Cela reflète, selon eux, « les valeurs de tolérance, de compréhension et de vertus traditionnelles ».

Rappelons que le directeur de l’Administration des douanes et impôts indirects, Nabil Lakhdar, a accordé un entretien à l’agence espagnole EFE la semaine dernière. Il a notamment expliqué que pour le Maroc, les mesures anti-contrebande sont irréversibles, « même si l’économie des deux présides occupés pourrait en souffrir ».

Il a rappelé à cette occasion que Sebta, tout comme Melilla, « ne sont pas des frontières », et « n’ont jamais été traitées comme des étapes commerciales« , envisageant une reconversion des postes-frontières en « points de passage pour les personnes, à l’image des aéroports, où les passagers entrent avec des marchandises pour leur consommation personnelle à petite échelle ».

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