L’Andalousie souhaite répartir les mineurs marocains sur les différentes communautés autonomes

06 Sep 2018 à 21:00 Société
L’Andalousie souhaite répartir les mineurs marocains sur les différentes communautés autonomes

La Junte d’Andalousie compte mettre plus de pression sur le gouvernement de Pedro Sanchez pour tenter de trouver une solution à la problématique des 2.500 mineurs non accompagnés se trouvant sur son territoire. Susana Diaz, la présidente de l’institution de la communauté autonome d’Andalousie compte insister, à cet effet, sur le fait de répartir les jeunes migrants sur les différentes communautés automomes. Elle exigera également que le gouvernement « travaille de manière diplomatique avec le Maroc pour aider au rapatriement des ces mineurs ».

70% des 7.000 mineurs étrangers non accompagnés sont Marocains. Pour leur rapatriement, les autorités marocaines doivent juste « affirmer que l’enfant aura un environnement et des conditions sécurisées » et le procureur gère alors les cas du retour de ces mineurs.

Raviver l’accord bilatéral de 2007

L’Andalousie veut réactiver un accord bilatéral de 2007 qui stipule que les autorités marocaines s’engagent à collaborer pour identifier le mineur et sa famille afin de le renvoyer chez lui et le placer dans un réseau d’accueil dans le royaume. L’accord, entré en vigueur en octobre 2012, n’a toujours pas été appliqué.

Cette proposition a été examinée à l’occasion de la table ronde, ce mercredi 5 septembre, côté espagnol, réunissant les représentants de six ministères et des hauts responsables.

« Le gouvernement [espagnol] doit assurer la coordination avec toutes les garanties de ces formules avec le Maroc et le suivi », a déclaré dans ce sens, Susana Diaz.

Dans le même contexte, le préside de Melilla, qui dispose des infrastructures nécessaires pour seulement 260 étrangers , en abrite actuellement 800 (mineurs étrangers non accompagnés). De fait, l’enclave espagnole est également favorable à cette proposition.

« 60% des mineurs de Melilla viennent avec de leurs pièces d’identité, certains traversent même la frontière avec leurs parents. Je ne cesse de me demander comment, dans ces cas-là, nous ne pouvons pas les renvoyer aux autorités marocaines », a déclaré le conseiller au bien-être social de la ville, Daniel Ventura.

Le préside occupé de Sebta est également favorable au regroupement des mineurs avec leurs familles.

Le Conseil andalou a, en outre, débattu d’une autre proposition pour que les adolescents soient protégés par le gouvernement jusqu’à ce que l’examen osseux confirme que ces derniers n’ont pas encore atteint 18 ans.

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