Algérie : “Nayda fi Bab el Oued et ailleurs ! ” Joyeux anniversaire le “Hirak” !

22 Fév 2020 à 17:51 Monde
Algérie : “Nayda fi Bab el Oued et ailleurs ! ” Joyeux anniversaire le “Hirak” !

Pour fêter l’anniversaire du « Hirak » , premier jour du déclenchement des manifestation, les Algériens ont de nouveau investi les rues de la capitale et d’ailleurs ce samedi 22 févr. 2020 et ont réclamé la fin du pouvoir militaire. Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées au cœur d’Alger samedi, jour anniversaire du déclenchement du « Hirak » pour une fois de plus scander « Nous sommes venus vous dégager! »

Des appels à manifester samedi avaient été lancés sur les réseaux sociaux en Algérie afin de sortir célébrer ce premier anniversaire du Hirak, qui continue semaine après semaine à réclamer le changement total du « système » au pouvoir. Aussi la mobilisation malgré la répression policière terriblement machiavélique  par endroits a été massivement suivie dans les rues de la capitale, de d’Oran, d’Annaba, de Constantine, d’Oran, d’Annaba, de Tizi Ouzou, Ain Defla, Mascara, Bouira, Blida, Médéa, Témouchent, Bejaia, Sidi Bel Abbès, Biskra, Tlemcen, Mostaganem, le Hirak continue,  et dément les pronostics sur son « inévitable essoufflement » que prône le pouvoir en place en Algérie.

ce dernier ayant décidé de bloquer les accès à la capitale les Algérois ne se sont pas fiés aux assurances et autres promesses du mal élu président Tebboune, qui s’avèrent une après l’autre être de lamentables leurres afin de tromper le peuple algérien, Alger était quasiment  en état de siège ce samedi ! Des bouchons interminables se sont constitués ces dernières 24 heures sur les axes routiers qui mènent à la capitale. Les autorités ne savent plus où donner de la tête mais les Algérois assurent.

Issu de la contestation contre l’ancien président Bouteflika, le mouvement populaire algérien, « Hirak » ne s’essouffle toujours pas. Les Algériens continuent à manifester chaque vendredi et mardi et dès que l’occasion se présente. C’est qu’à chaque fois, une année durant, le peuple algérien a été présent pour battre le pavé, sans peur et sans reproche et pour dire ses quatre vérités au pouvoir en place.

Aujourd’hui il fête le premier anniversaire d’une longue protestation qui avait très tôt conduit à l’éviction d’un cinquième mandat présidentiel de Bouteflika. Depuis la révolution avait été confisquée par le général Ahmed Gaïd Salah, puissant chef d’état-major de l’armée algérienne, vice-ministre de la Défense pilier du régime depuis 1962 qui à sa mort surprise l’a léguée, il y va de soi à sa grande muette qui de temps en temps l’ouvre un peu trop en bombant le torse au détriment de son propre peuple.

Mais que l’on ne s’y trompe pas ! C’est l’ALN qui tient les rênes du pouvoir en Algérie et le président actuel ou pas n’est qu’une marionnette de la mascarade. Aucun pouvoir qu’on vous dit ! Ni légitime de par les urnes, ni même accordé par ceux qui gouvernent réellement et sournoisement le pays. Mais les algériens n’en ont cure, la protestation contre le système des caciques au pouvoir se poursuivra et devrait aboutir inexorablement à la satisfaction de leurs revendications et en premier lieu comme ils l’ont scandé lors de leur marche, « Nous ne sommes pas venu faire la fête, mais pour vous faire partir! ».

Un slogan sans ambiguïté qui dit tout à l’encontre d’un système dont ils n’ont connu que la corruption, le népotisme, les atteintes aux droits et aux libertés, la régression sociale, l’économique de bazar, la spéculation de toute nature, la misère culturelle, le sacrifice de l’école, l’abandon du secteur de santé publique, la réhabilitation des intégristes islamistes aux mains trempées de sang, une justice à sens unique et on en passe et des pas mûres. ?

Les nombreux rassemblements à travers tout le territoire pour l’an I du soulèvement pacifique sont la preuve même d’un rejet et de la détermination des jeunes algériens  – toujours en tête des cortèges des protestations – à vivre enfin, d’un semblant de dignité dans leur propre pays et de ne pas être contraints à un exil par la faute des choses. L’Algérie a largement les moyens de garder ses enfants.

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