Benchaaboun: La dette marocaine est soutenable et peut aller jusqu’à 70%

20 Fév 2020 à 20:18 Economie
Benchaaboun: La dette marocaine est soutenable et peut aller jusqu’à 70%

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration Mohamed Benchaaboun a assuré que les marchés financiers mondiaux faisaient confiance au Maroc et que les indicateurs de la dette ne posaient pas de problèmes pour le pays, lors d’une conférence conjointe avec la patronne du Fonds monétaire international FMI. Le ministre s’est montré sceptique quant à la croissance mondiale actuelle qui doit peser également sur le Maroc.

« La dette du trésor est autour de 65%, ce qui est important à souligner c’est que nous avons terminé l’année 2019 au même niveau, voire en léger recul de 0,1% » par rapport à l’année précédente, a déclaré le ministre.

Pour lui, « la dette marocaine est soutenable et peut aller jusqu’à 70% sans aucun problème »n et ce sur la base d’études qui ont été faites notamment avec le FMI.

Et d’ajouter: « Si vous voulez vous poser la bonne question par rapport à la réalité de la dette, et sa soutenabilité, regardez simplement quel est le comportement des marchés privés et investisseurs à l’international, c’est eux qui vont vous dire la réalité du marché ».

« Les marchés ne mettent pas leur argent sans avoir évalué le risque, et il nous font confiance », a-t-il soutenu, soulignant que le Maroc « a eu le taux d’intérêt le plus bas et la prime de risque la plus basse de son histoire. Donc les indicateurs en matière de dette ne posent aucun problème aujourd’hui, et pour continuer à lever des capitaux au niveau de l’international ».

Crédits photos: Mounir Mehimedat

Sur le volet de l’agriculture, alors que les pluies se font attendre et les experts prévoient une période de sécheresse pour le Maroc et le Maghreb en général, Benchaaboun a estimé qu’il ne fallait pas « exagérer » le poids de l’agriculture dans le PIB marocain actuellement.

Prenant exemple sur l’année écoulée qui elle aussi n’était pas bonne en termes de pluviométrie, le ministre a indiqué que malgré tout, le recul du secteur agricole était de moins de 1%.

S’agissant de la croissance, Mohamed Benchaaboun a fait savoir que la conjoncture mondiale cette année démarrait avec « énormément d’incertitudes et de craintes », ajoutant qu’il n’avait pas suffisamment de précisions sur la voie qui sera prise pendant les mois à venir.

Il a néanmoins , noté qu’il est « évident qu’il faut commencer des prévisions du taux de croissance » qui sont faites sur la base d’un certain nombre d’hypothèses et d’évolutions d’éléments déterminants qui permettent d’élaborer cette croissance.

« On voit que ça bouge, pas forcément dans la direction qu’on avait anticipée », a-t-il dit concernant les prix des matières, faisant remarquer que les prix du pétrole baissent et que ceux du gaz augmentent.

« La croissance mondiale est encore dans l’incertitude, et tous ces éléments vont peser sur la croissance au Maroc », a-t-il conclu.

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