Nasser Al-Khelaïfi épinglé par la justice suisse pour corruption

20 Fév 2020 à 12:09 Sport
Nasser Al-Khelaïfi épinglé par la justice suisse pour corruption

Le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, est dans de sales draps. Il a en effet été inculpé, aux côtés  Jérôme Valcke, ancien numéro 2 de la FIFA, par la justice suisse pour corruption, suite à l’attribution des droits TV des Coupes du Monde 2026 et 2030.

En décembre dernier, Al-Khelaïfi avait déjà été entendu par la justice suisse pour des accusation portant sur des pots-de-vin mais également des « avantages indus » offerts à Valcke, comme l’usage gratuit d’une luxueuse villa en Sardaigne.

Selon le communiqué publié par le Bureau du Procureur général de la Suisse (OAG), « un acte d’accusation a été déposé contre l’ancien Secrétaire général de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), Jerôme Valcke, président du BeIN Media Group, Nasser Al -Khelaifi, et un homme d’affaires dans le secteur des droits sportifs dans le cadre de l’attribution des droits médias à divers tournois de Coupe du Monde et de la Coupe des Confédérations de la FIFA ».

Si les charges de perception de pots-de-vin et de mauvaise gestion criminelle aggravée, ont été retenues contre Valck, Al-Khelaifi et le troisième accusé sont, eux, accusés d’avoir incité Valcke à commettre une mauvaise gestion criminelle aggravée.

le bureau du procureur détaille les « transactions douteuses » Valcke et le patron de BeIN. On apprend entre autres que selon les enquêtes menées dans ce sens, « le responsable FIFA avait reçu des avantages indus des deux coaccusés. Valcke a été remboursé de l’acompte d’environ 500 000 euros qu’il avait versé à un tiers lors de l’achat d’une villa en Sardaigne, après qu’Al-Khelaifi a acheté la villa par l’intermédiaire d’une entreprise au lieu de Valcke. Valcke a ensuite reçu d’Al-Khelaifi le droit exclusif d’utiliser la villa pour une période de 18 mois – jusqu’à ce qu’il soit suspendu par la FIFA – sans avoir à payer un loyer estimé entre environ 900 000 EUR et environ 1,8 million d’euros. Du troisième accusé, Valcke a reçu trois paiements totalisant environ 1,25 million d’euros à sa société Sportunited LLC ».

« L’accusation de mauvaise gestion criminelle tient au fait que Valcke n’a pas signalé les avantages mentionnés dont il a bénéficié à la FIFA, comme il était tenu de le faire en tant que secrétaire général, s’enrichissant ainsi illégalement« , ajoute l’OAG, qui souligne que « dans ce contexte, Al-Khelaifi et le troisième accusé sont inculpés d’incitation correspondante« .

D’un autre côté, poursuit le document, « le soupçon que Valcke a accepté une montre de luxe qu’Al-Khelaifi lui a offerte en retour pour avoir exercé son influence en tant que Secrétaire général de la FIFA n’a pas été confirmé. En conséquence, une ordonnance d’abandon de procédure concernant cette affaire a été rendue en février 2020« .

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