Brexit: L’Union européenne s’attend à des négociations houleuses

19 Fév 2020 à 17:13 Monde
Brexit: L’Union européenne s’attend à des négociations houleuses

Les négociations entre Londres et Bruxelles s’annoncent difficiles, a annoncé, mercredi un conseiller de Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit de l’Union européenne. L’UE cherche à obtenir des garanties de la part de Londres pour ne pas se retrouver avec un paradis fiscal ou encore un pays de concurrence déloyale aux portes de l’Europe.

« Nous nous attendons à ce que les négociations soient difficiles, peut-être même plus difficiles que celles du retrait » de l’UE, laborieusement négocié pendant près de deux ans, a déclaré Stefan de Rynck, un conseiller du négociateur européen Michel Barnier, devant la London School of Economics, ajoutant que « le champ légal sur lequel nous devons nous mettre d’accord est beaucoup plus large ».

L’Europe l’a dit clairement dès les premières heures post-Brexit, elle sera intransigeante avec Londres dans les négociations sur les futures relations commerciales entre les deux anciens époux de 42 ans. Et pour cela, les deux parties ont le reste de l’année 2020 pour réfléchir et négocier avant que Londres ne sorte de façon définitive de la coupe de Bruxelles.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, n’avait pas mâché ses mots en évoquant les négociations qui se présentent difficiles. « On va s’étriper », avait-il déclaré en référence aux pourparlers sur les futures relations commerciales avec Londres. Pour le ministre français des Affaires Etrangères, la question de la pêche reste essentielle.

Bruxelles cherche à obtenir une continuité dans le respect des règles, notamment concernant le volet environnemental, sur la fiscalité et surtout concernant la concurrence. Mais le Royaume-Uni veut retrouver son indépendance, sa souveraineté dans ses décisions et pouvoir négocier avec tous les marchés intéressants en bilatéral.

Le négociateur britannique David Frost a prévenu que le Royaume-Uni souhaitait négocier un accord de libre-échange « d’égal à égal » et n’accepterait pas que l’UE contrevienne à sa liberté de fixer ses propres règles.

Syrie: Face à une opération "imminente" d'Ankara, Moscou alerte