Le Baromètre national de la concurrence, un véritable instrument d’aide à la décision

18 Fév 2020 à 16:11 Economie
Le Baromètre national de la concurrence, un véritable instrument d’aide à la décision

Le Baromètre national de la concurrence, un des chantiers stratégiques initiés par le Maroc, s’érigera en un véritable instrument pratique d’aide à la décision et d’auto-analyse de l’action publique, a indiqué le Président du Conseil de la concurrence, Driss Guerraoui.

Ce chantier structurant constituera, une fois mis en place, un outil de sensibilisation aux acteurs des politiques publiques « les incitant à considérer les problématiques de la concurrence dans l’élaboration des stratégies économiques nationales« , a relevé Driss Guerraoui qui présidait un atelier de travail consacré au Projet de Baromètre national de la concurrence.

Le Baromètre national se veut ainsi un instrument « majeur » qui renseignera sur la nature et le degré de la confiance des entreprises dans le fonctionnement des marchés où ils opèrent. Il renseignera aussi sur les impacts divers de la situation de la concurrence dans les marchés, sur l’état et l’évolution du bien-être du consommateur et du pouvoir d’achat des citoyens, a fait savoir le Président du Conseil.

« Cet instrument, parce qu’il se basera sur une action de mesure répétée dans le temps et à intervalles réguliers, va permettre de réaliser des comparaisons et donc de distinguer s’il y a une amélioration, stagnation ou détérioration de l’état de la concurrence au sein de l’économie nationale », a-t-il expliqué.

En raison de l’importance de ce chantier, de sa portée nationale et de sa forte articulation avec le travail mené par les institutions et les administrations nationales dédiées, ainsi que par les différents centres de recherche, il a paru nécessaire pour le Conseil de susciter une réflexion mobilisant le génie et l’intelligence collective des économistes et statisticiens du Royaume en vue d’aider à construire un Baromètre national de la concurrence « dans des délais raisonnables », a-t-il précisé.

C’est dans cette optique que l’élaboration de cet outil pointu de prise de décision doit s’inscrire dans une démarche « cumulative » mobilisant à la fois l’expertise nationale, y compris les Marocains du monde, et l’expertise internationale, tout en réfléchissant à nouer des partenariats fructueux avec des institutions nationales en vue d’aboutir à une vision globale, cohérente et partagée, a souligné Driss Guerraoui.

Pour sa part, le Directeur général de l’Institut royal des études stratégiques (IRES), Mohammed Tawfik Mouline, a relevé que le Baromètre national de la concurrence va enrichir le système d’analyse de l’économie nationale.

Grâce à la collecte de données pertinentes et informations crédibles différenciant entre perceptions (enquêtes d’opinions) et réalités, cet outil stratégique accompagnerait les entreprises dans leur processus de prise de décision et les aiderait à surveiller de plus près l’évolution des marchés, a-t-il ajouté.

Mohammed Tawfik Mouline a par la suite passé en revue le tableau de bord stratégique de l’IRES, un outil permettant de donner un aperçu du positionnement du Maroc sur le plan international dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental, notant que la 7ème édition de ce tableau de bord comprend près de 190 indicateurs.

Ce tableau se veut être un outil de pilotage permettant notamment la mesure et l’évaluation des progrès accomplis par le Maroc ainsi que le contrôle des résultats des efforts de transformation structurelle que le Maroc devra accomplir, a-t-il dit.

Le projet du Baromètre national de la concurrence est l’un des chantiers structurants lancés par le Conseil de la concurrence depuis sa réactivation, et ce en vue de suivre l’état et l’évolution de la concurrence dans les marchés et d’identifier les pratiques anti-concurrentielles afin de les corriger.

Ont pris part à cet atelier national des responsables et des experts représentants le Conseil de la Concurrence, les institutions gouvernementales, les instances de gouvernance et de régulation, des organisations professionnelles, des associations de protection du consommateur, ainsi que des centres de recherches et des spécialistes en la matière.

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