Julian Assange obtient le soutien de 117 médecins et journalistes à travers le monde

18 Fév 2020 à 11:47 Monde
Julian Assange obtient le soutien de 117 médecins et journalistes à travers le monde

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, poursuivi pour espionnage par les Etats-Unis, s’est vu soutenu par une centaine de médecins et un collectif de journalistes, dénonçant la « torture psychologique » qui lui est infligée.

A une semaine de l’examen par la justice britannique d’une demande d’extradition de l’australien actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, un groupe de 117 médecins issus de 18 pays ont publié une lettre sur la revue médicale britannique The Lancet accusant le gouvernement britannique de porter atteinte au droit de Julian Assange d’accéder à des soins médicaux.

Ces accusations s’ajoutent aux déclarations de Nils Melzner, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture qui avait déclaré en juin en réponse à une question d’un journaliste sur ABC Radio Adélaide, concernant la possibilité de la mort de Julian Assange en prison, « c’est une crainte qui, à mon avis, est très réelle… les effets cumulatifs de cette pression constante font que son sort devient imprévisible. Ce que nous constatons, c’est que son état de santé se détériore au point où il ne peut même pas comparaître à une audience. Il ne s’agit pas de poursuites, il s’agit de persécution. Il faut que cela cesse immédiatement ».

Dans leur lettre, les signataire estiment que s’il en venait à mourir, « il aura effectivement été torturé jusqu’à la mort ». Les  recommandations des médecins ont été « constamment ignorées », ajoute le collectif de médecins internationaux, appelant les gouvernements « de mettre fin à la torture de M. Assange et de lui assurer l’accès aux meilleurs soins, avant qu’il ne soit trop tard ».

En novembre, le rapporteur de l’ONU sur la torture avait estimé dans une déclaration à l’Afp que son inquiétude était liée à de « nouvelles informations médicales transmises par plusieurs sources fiables affirmant que la santé de Julian Assange est entrée dans un cercle vicieux d’anxiété, de stress et d’impuissance, typique des personnes exposées à un isolement prolongé et à un arbitraire constant ».

Reporters Sans Frontières (RSF) a également exprimé son soutien à Julian Assange qui avait partagé en 2010 pas moins de 250.000 câbles diplomatiques et 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. L’Australien a « transmis des informations d’intérêt général à des journalistes », indiqué l’association de journalistes qui a lancé une pétition qui a recueilli 20.000 signatures lundi.

Détenu dans une prison de haute sécurité depuis son arrestation en avril 2019 à l’ambassade d’Equateur, l’informaticien de 48 ans, est réclamé par la justice américaine qui demande son extradition pour pouvoir le juger pour « espionnage ». Il encourt aux États-Unis jusqu’à 175 ans de prison.

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