Avec plus 50.000 signatures, la « Pétition de la vie » enfin soumise au gouvernement

16 Fév 2020 à 15:56 Santé
Avec plus 50.000 signatures, la « Pétition de la vie » enfin soumise au gouvernement

Selon le Centre international de recherche sur le cancer, les Marocains ont 14.67% de probabilité de contracter un cancer avant l’âge de 75 ans, et 9,28% de risque d’en mourir avant cet âge. Cependant, les frais des soins et médicaments nécessaires à cette pathologie chronique demeurent élevés, voir même « très» élevés.

Ainsi, et après la diffusion sur les réseaux sociaux de plusieurs vidéos de femmes atteintes de cancer et qui n’arrivaient pas à accéder aux soins à temps, un groupe citoyen s’est mobilisé, en décembre dernier, en lançant une pétition pour la création d’un fonds spécial de lutte contre le cancer. Une initiative citoyenne qui a collecté, en deux jours seulement, pas moins de 6.000 signatures.

Aujourd’hui, la « Pétition pour la vie » a pris de l’ampleur et est parvenue à la table des responsables grâce notamment au nombre de signataires qui a atteint les 50.000 soit le nombre requis pour être soumise au gouvernement.

En effet, le vendredi 14 février, ladite pétition a été déposée auprès de la présidence du gouvernement dans le but de mettre en place le fonds spécial auprès de la trésorerie publique, dédié à la lutte contre le cancer.

Un fonds qui sera, bien évidemment, placé sous la tutelle du ministère de la Santé et qui permettra l’accès à tous les soins et traitements nécessaire pour le cancer, par les patients nécessiteux, notamment ceux de la classe moyenne.

Tout a commencé sur les réseaux sociaux

En décembre 2019, une campagne a été lancée sur les réseaux sociaux par un groupe de femmes atteintes de cancer du sein sous le hashtag « #nous  ne voulons pas mourir de cancer, nous réclamons notre droit au traitement ». Un cri de coeur qui avait ému la toile.

Ces femmes, de toutes tranches d’âge, ont raconté leur lutte contre cette maladie et expliqué le calvaire qu’elles vivaient en raison notamment d’un diagnostic raté, d’une pénurie de médicaments et du traitement (chimio) au sein des hôpitaux ou encore des rendez-vous « lointains » au vu de la grande pression sur les structures de santé.

Le lancement de cette campagne, qui a connu un succès énorme, a poussé le groupe parlementaire PAM à la Chambre des représentants, à réagir en appelant le gouvernement à intervenir, « compte tenu des coûts élevés que nécessite le traitement ».

Les députés Pamistes ont donc adressé une question écrite au ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, soulignant que « le Maroc connait une augmentation alarmante du nombre de personnes atteintes de divers types de cancer, en particulier le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus ».

Dans leur écrit, les députés ont noté que « la gravité de la maladie et ses graves effets sur la santé ne sont pas cachés au patient atteint de la maladie, autant que les souffrances pour lui et sa famille, de plus que le coût du traitement est extrêmement cher », ajoutant que « ce qui fait augmenter la souffrance des personnes touchées est le nombre limité de centres de traitement et le prix élevé des médicaments, en particulier dans les zones rurales et éloignées des grandes villes ».

Ils ont pareillement interpellé le ministre sur « le programme du gouvernement pour lutter contre cette maladie mortelle, y compris ce qui concerne la sensibilisation et la mise en œuvre en termes de ressources humaines ».

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