France: Tariq Ramadan mis en examen pour le viol de deux femmes

13 Fév 2020 à 19:32 Monde
France: Tariq Ramadan mis en examen pour le viol de deux femmes

Tariq Ramadan, l’islamologue suisse, a été mis en examen, jeudi 13 février, par des juges d’instruction au tribunal de Paris, pour son affaire de viols qu’il conteste. Cette convocation devant les juges français intervient plus d’un an après son dernier interrogatoire. 

Alors qu’il devait être entendu le 23 janvier, mais à cause d’un malaise survenu au rez-de-chaussée du tribunal, l’audition avait été annulée, le penseur de 57 ans n’a été entendu qu’aujourd’hui après être venu en compagnie de sa femme et de son avocat.

Libéré le 16 novembre 2018 après le versement d’une caution de 300.000 euros et la remise de son passeport suisse, Tariq Ramadan est toutefois interdit de sortie du territoire. Il est inculpé depuis le 2 février 2018 pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », des faits qu’il dénonce affirmant que ses accusatrices mentent.

Les accusatrices, Henda Ayari et une femme surnommée « Christelle », l’accusent de « viol » en 2012 à Paris et en 2009 à Lyon. S’ajoutent à ces deux femmes, une troisième, Mounia Rabbouj, qui l’a accusé de neuf viols sur la période 2013-2014. Il n’est toutefois pas poursuivi pour ces faits là. Mais l’enquête a été élargie à trois nouvelles victimes potentielles.

Et c’est pour le viol de deux des trois nouvelles potentielles victimes que l’islamologue a été mis en examen.

Parmi les trois nouvelles potentielles victimes, une femme surnommée Elvira est devenue l’été dernier la 4ème femme en France à porter plainte contre Tariq Ramadan. Mais ses accusations n’ont pas été corroborées par les enquêteurs et elle ne s’est pas présentée devant ces derniers ni devant les juges.

Quand aux deux autres possibles victimes, elles ont été entendues en février 2019 par les enquêteurs et ont pu être identifiées sur des photos retrouvées sur l’ordinateur de l’islamologue suisse. Par contre, elles n’ont pas été entendues par les juges. L’une d’entre elles s’est constituée partie civile dans le procès.

« Il y a une volonté de poursuivre Tariq Ramadan coûte que coûte et ce contre les évidences »,  a déclaré Me Emmanuel Marsigny à l’AFP, l’avocat de Tariq Ramadan.

« Alors que les mensonges des premières accusatrices sont désormais clairement établis, il vient d’être de nouveau mis en examen alors que la première femme visée a elle-même déclaré que les relations avaient été +consenties+ et que l’autre femme ne s’est jamais plainte de leurs deux rencontres », a-t-il ajouté.

« Cette affaire devient grotesque, elle est surtout très inquiétante par sa dérive et le dévoiement des règles de droit », a-t-il encore réagi.

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