Ouahbi patron du PAM: Abdessamad Idrissi reste sceptique

13 Fév 2020 à 11:14 Partis
Ouahbi patron du PAM: Abdessamad Idrissi reste sceptique

L’élection d’Abdellatif Ouahbi, réputé comme le dirigeant PAM le moins virulent vis-à-vis du PJD, comme nouveau Secrétaire général du premier parti d’opposition ne suffit visiblement pas pour que les élus islamistes crient victoire. L’avocat et député Abdessamad Idrissi comme exemple. 

Sur sa page Facebook, le dirigeant PJD, connu pour être l’avocat du journaliste d’Akhbar Al Yaoum, Toufik Bouachrine et du conseiller parlementaire Abdelali Hamiddine dans le cadre de leurs affaires respectives, a commencé par féliciter Abdellatif Ouahbi, tout juste élu patron du PAM.

Par rapport à Ouahbi qui promet une « rupture » dans l’action politique du PAM, sans exclure un rapprochement avec le PJD dans les échéances à venir, Abdessamad Idrissi déclare: « Je ne pense pas que le problème du PAM soit lié à l’identité de son Secrétaire général, ni à ses déclarations, aussi positives soient-elles ».

هنيئا عبد اللطيف وهبي، ولكن..لا أظن أن مشكلة الأصالة والمعاصرة تكمن في شخص الأمين العام، ولاتصريحاته مهما كانت…

Publiée par Abdessamad Idrissi sur Lundi 10 février 2020

Le membre du Secrétariat général du PJD estime que « l’existence du PAM est un problème en soi ». Il évoque, pêle-mêle, « ses origines et sa création, ses fondateurs, son parcours, ses pratiques, ses sources de financement, ses mécanismes de soutien, et l’intimidation qu’il pratiquait contre une partie de la classe politique ».

L’homme politique considère ainsi que « les déclarations de Ouahbi, bien qu’importantes, sont insuffisantes pour normaliser avec un parti que nous avons considéré comme une tumeur qui a affecté la vie politique et partisane ».

Toujours dans le cadre de sa publication sur Facebook, Abdessamad Idrissi ajoute « attendons pour voir si les soutiens et sympathisants embrassés du PAM laisseront leur parti à Ouahbi pour en faire ce qu’il veut ».

Pour autant, l’élu du PJD s’est adressé à son collègue de la première Chambre en lui disant : « vous avez une occasion importante de changer la boussole, en contournant le péché commis lors de la formation du parti, et de passer d’un parti radical à un parti national qui rivalise avec le reste des partis avec des mécanismes démocratiques, sans avoir besoin de dopage ».

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