Le monstre sacré d’Hollywood, Kirk Douglas, n’est plus 

06 Fév 2020 à 09:01 Cinéma
Le monstre sacré d’Hollywood, Kirk Douglas, n’est plus 

Le monstre sacré d’Hollywood, Kirk Douglas, est décédé dans la nuit de mercredi à l’âge de 103 ans, a annoncé son fils, l’acteur Michael Douglas. Véritable icône de l’âge d’or hollywoodien, celui qui restera dans les mémoires notamment pour son rôle de Spartacus, incarnait l’image du héros américain.

« Pour le monde, il était une légende, un acteur de l’âge d’or du cinéma (…) mais pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa. Il a eu une belle vie et il laisse derrière lui des films pour les générations à venir, et le souvenir d’un philanthrope reconnu qui a oeuvré pour le bien public et la paix dans le monde« , a écrit Michael Douglas sur sa page Facebook.

En 1941, diplôme en poche, Kirk Douglas devient figurant à Broadway, puis s’engage, un an plus tard, dans la marine. En 1943, il se marie avec sa première femme, la comédienne et mannequin Diana Dill. Et devient père de Joel et de Michael. Démobilisé, il retrouve les planches de Broadway, où il reprend successivement deux rôles créés par Richard Widmark.

C’est finalement l’actrice Lauren Bacall, sa camarade de l’American Academy of Dramatic Art, qui lui ouvrira les portes d’Hollywood. Il joue dans L’Emprise du crime (1946), et très vite les rôles s’enchaînent. Après avoir manqué de peu le rôle de Ben Hur, c’est finalement en Spartacus que Kirk Douglas assoit sa notoriété.

Côté récompenses, s’il est nommé en 1956 pour l’Oscar du meilleur acteur dans Les Ensorcelés et La vie passionnée de Vincent Van Gogh, il n’obtiendra la petit statuette qu’en 1996, pour couronner un demi-siècle de cinéma.

Après ses Mémoires, Le Fils du chiffonnier, écrites en 1988, il signe La Danse avec le diable (1991) ou encore Dernier tango à Brooklyn (1994). «Je ressens la même excitation en commençant un roman que celle que j’ai ressentie quand j’ai débuté comme acteur», confiait-il.

Les 10 films qui ont marqué la carrière de Kirk Douglas

– La vallée des Géants (The Big Trees) en 1952 de Felix E. Feist

– Vingt mille lieues sous les mers (20.000 Leagues Under the Sea) de Richard Fleischer en 1954, adapté du roman de Jules Verne

– Ulysse (Ulisse) de Mario Camerini en 1954

– La Vie passionnée de Vincent van Gogh (Lust for Life) en 1956 de Vincente Minelli

– Règlement de comptes à O.K. Corral (Gunfight at the O.K. Corral) de John Sturges en 1957

– Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory) de Stanley Kubrick en 1957

– Les Vikings (The Vikings) de Richard Fleischer en 1958

– Spartacus de Stanley Kubrick en 1960

– Première Victoire (In Harm’s Way) d’Otto Preminger en 1965

– Paris brûle-t-il? de René Clément en 1966.

Christian Clavier en vacances à Marrakech