Marocains bloqués au Levant: Le rapatriement d’abord

04 Fév 2020 à 17:12 Marocains du monde
Marocains bloqués au Levant: Le rapatriement d’abord

Un groupe de familles de Marocains bloqués ou détenus en Syrie et en Irak demande le retour et la réhabilitation de leurs proches partis combattre dans les rangs de l’Etat islamique. Outre le rapatriement, le collectif appelle à ce que la justice marocaine leur garantisse un procès équitable.

La Coordination nationale des familles des Marocains bloqués et détenus en Syrie et en Irak s’est adressée au Roi Mohammed VI dans un appel solennel à œuvrer pour le rapatriement de leurs proches au Levant. Le collectif cherche à coopérer avec les autorités dans le but d’accélérer le processus d’expulsion de ces zones de conflit et assure qu’il « contribuera à toutes les initiatives visant à intégrer et réhabiliter socialement les rapatriés, et à leur assurer un soutien psychologique, notamment en intégrant les enfants, de retour dans le système éducatif, et en facilitant l’accès aux documents administratifs nécessaires ».

Les familles de ces Marocains partis combattre au Moyen-Orient déclarent également leur intention d’organiser dans les prochains jours des conférences de presse et de tenir des réunions de communication et de dialogue avec les autorités responsables concernées par le dossier de leurs proches expatriés dans des zones de conflit.

L’initiative de cette coordination nationale rejoint un certain nombre de voix appelant au sauvetage des Marocains coincés dans des régions à haut risque en Syrie et en Irak, et tout particulièrement les femmes et enfants nés sur place.

Fin décembre dernier, le député PAM, Abdellatif Ouahbi, avait adressé une question écrite au ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita sur les mesures que compte prendre le gouvernement sur le plan humanitaire pour sauver les Marocains restés coincés dans des zones de tension (Libye, en Irak, en Syrie).

Plusieurs médias nationaux et internationaux ont publié des appels de détresse et des appels au nom d’enfants et de femmes marocaines demandant protection, mais surtout rapatriement. « Ils sont menacés dans leur vie et leur chaire, et sont vulnérables face aux groupes criminels pratiquant le trafic d’organes humains, en raison de l’ampleur du chaos, des meurtres et des viols dans ces zones », avait alors alerté l’élu PAM.

Quelles que soient les mesures de sécurité et les poursuites judiciaires et pénales des Marocains présents dans ces pays en conflit, et quelle que soit leur implication dans des violations de la loi marocaine. C’est  l’angle humanitaire pour sauver ces enfants et ces femmes qui est mis en évidence.

Communiquant avec leur proches par téléphone, leurs familles des Marocains enrôlés dans les rangs de l’Etat islamique vivent un véritable drame humain et demandent instamment la mise en place d’un cadre juridique pour faire connaître la tragédie de leurs enfants.

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