Programme d’appui et de financement aux entreprises : Lancement du Programme « Intelaka »

03 Fév 2020 à 22:37 Entreprises
Programme d’appui et de financement aux entreprises : Lancement du Programme « Intelaka »

Le Programme « Intelaka » a été lancé, lundi à Rabat, suite à la signature devant le Roi Mohammed VI des conventions actant le démarrage du Programme d’appui et de financement des entreprises.

S’exprimant lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation des différents produits de ce programme, Mohamed Benchaaboun, a indiqué que « les premiers produits seront commercialisés dès demain pour certaines banques ».

Il a dans ce sens tenu à rappeler que les conventions signées devaient faire l’objet d’un certain nombre de mécanismes qui devront être précisés, d’une façon bilatérale, entre les banques et la Caisse centrale de garantie (CCG), cette dernière qui constitue le maillon central de ce dispositif mis en place.

Les banques et la CCG vont procéder à la signature avec la CCG d’une convention pour rendre possible la distribution, dès demain, des crédits aux populations concernées, a-t-il noté.

Mohamed Benchaaboun a en outre mis en avant trois éléments de rupture par rapport à ce qui a été pratiqué jusqu’à présent. Il s’agit d’abord de l’accès au financement qui représente 75 % des préoccupations des PME (selon une étude du Haut commissariat au Plan), a-t-il dit, notant que cette problématique devait être redressée à travers les mécanismes présentés tout au long de la semaine dernière.

Ces mécanismes s’appuient essentiellement sur des garanties pouvant aller jusqu’à 80 %, et ces garanties s’appuient à leur tour sur le Fonds d’affectation spéciale créé au titre de la Loi de Finances 2020, qui est le socle de base des produits offerts, et qui porte sur une enveloppe de 8 MMDH, dont les 2 MMDH dédiés au monde rural étalés sur trois ans, a-t-il rappelé.

La deuxième rupture, a-t-il poursuivi, porte sur les garanties, notant que dans le cadre de ce programme, les banques vont se suffire des garanties liées au produit et renoncer ainsi aux garanties personnelles.

Et d’ajouter que la troisième rupture a trait au taux d’intérêt qui est historiquement bas, sur instructions du Roi, et qui est inférieur au taux directeur de la Banque centrale (2,25%) et sera fixé à 2 % en règle générale et à 1,75 % dans le monde rural.

Mohamed Benchaaboun a aussi mis l’accent sur deux éléments dans ce cadre. « Nous allons procéder à une évaluation périodique mensuelle pour le suivi des réalisations de ce dispositif dans son ensemble. Ce suivi nous permettra d’apporter les ajustements nécessaires le cas échéant en fonction des demandes du marché. Il s’agit d’un processus dynamique s’adaptant aux réalités du marché », a-t-il expliqué.

Le deuxième élément porte sur un dispositif important en matière d’accompagnement qui est l’une des clés de succès de cette opération, selon le ministre qui a rappelé dans ce sens la convention signée avec le ministre de l’Intérieur, et à travers lui les CRI, la CGEM et l’OFPPT. « Nous voulons un suivi pré et post projet au delà des aspects de financement qui constituent le coeur de ce programme », a-t-il insisté.

Il a été ensuite procédé à la signature de conventions entre les banques et la Caisse Centrale de Garantie pour la mise en œuvre et l’opérationnalisation des produits.

Il convient de rappeler que la réflexion sur le programme intégré d’appui et de financement des entreprises a été entamée suite au Discours Royal d’ouverture de la 1 ère session de la 4 ème année législative de la 10 ème législature. Le programme a été développé de manière conjointe entre le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Bank Al- Maghrib et le Groupement Professionnel des Banques du Maroc dans le cadre d’une approche participative.

Ce programme vise à offrir une nouvelle génération de produits de garantie et de financement à destination des TPE, des jeunes porteurs de projet, du monde rural, du secteur informel et des entreprises exportatrices. L’objectif est de lancer une nouvelle dynamique de rupture à même d’encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser l’insertion socio-économique des jeunes, notamment dans le monde rural.

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