Brexit: Début du bras de fer entre Londres et Bruxelles

03 Fév 2020 à 18:04 Monde
Brexit: Début du bras de fer entre Londres et Bruxelles

Les tensions entre les deux anciens époux était palpable, ce lundi 3 février, lorsque Bruxelles et Londres se sont répondus à coups de déclarations sur la future relation après le Brexit.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le négociateur européen en chef pour le Brexit, Michel Barnier, ne semblent pas afficher les mêmes projets pour les relations entre les deux parties trois jours après la sortie du Royaume-Uni de l’Union.

« Nous sommes prêts à proposer un accord commercial très ambitieux comme pilier central du partenariat », a déclaré Michel Barnier. Cet accord visera notamment à éliminer tous les droits de douanes et tous les quotas sur les biens échangés avec le continent, a-t-il ajouté.

Néanmoins, le négociateur pour l’Union européenne a tenu à préciser que Bruxelles n’acceptera pas l’émergence d’une économie dérégulée aux portes de l’Europe qui profiterait « d’avantages concurrentiels déloyaux ». « Nous ne serons pas naïfs », a-t-il averti.

« Plus le Royaume-Uni veut être proche (des règles, ndlr), plus l’accès au marché unique sera facile (…) c’est une question d’équité », a déclaré de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, appuyant les dires de Michel Barnier.

Seulement, les Britanniques ne l’entendent pas de la même oreille. Boris Johnson a indiqué que son pays n’allait pas forcément s’aligner sur les règles européennes pour espérer un accord de libre-échange avec l’Union européenne.

Il a toutefois assuré que la Grande Bretagne n’allait pas faire de « concurrence déloyale » à Bruxelles. « Allons-nous empêcher les voitures italiennes ou du vin allemand d’entrer dans ce pays sans droits de douane faute d’alignement de l’UE sur nos règles britanniques sur les touillettes à café en plastique ou sur les congés maternité? (…) Bien sûr que non », a-t-il lancé.

« Alors j’espère que nos amis (européens) comprendrons qu’il est (…) inutile qu’un accord de libre-échange implique d’accepter toutes les règles de l’UE sur la concurrence, les subventions, la protection sociale, l’environnement ou autre », a-t-il ajouté, promettant de restaurer la pleine souveraineté britannique en matière de frontières, d’immigration, de concurrence et de règles.

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