Suivi du Coronavirus : bilan supérieur au SRAS et mode de transmission similaire

03 Fév 2020 à 13:30 Monde
Suivi du Coronavirus : bilan supérieur au SRAS et mode de transmission similaire

Au nouveau bilan officiel lundi, du coronavirus dans la province de Hubei, épicentre de l’épidémie, ce sont 57 décès qui viennent s’ajouter au bilan macabre portant ainsi le nombre de disparitions en Chine dus au coronavirus 2019-nCoV à 361 morts.  Désormais, c’est un chiffre supérieur à celui de l’épidémie de SRAS où en 2002-2003, 349 victimes du coronavirus étaient passées à trépas.

Et avec cela, le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint selon les autorités sanitaires chinoises qui soit dit en passant, resserrent de plus en plus la vis, avec de nouvelles mesures encore plus sévères. De nouvelles villes se sont retrouvées confinées ce week-end, comme Wenzhou, dans la province du Zhejiang (800 km de Wuhan), où les habitants doivent désigner un membre de la famille pour aller au ravitaillement, une fois tous les deux jours, maximum.

Cette sous-préfecture compte parmi les mégalopoles les plus touchées par l’épidémie de pneumonie. Les autorités ont donné pour consignes de rester à la maison d’ailleurs les transports publics sont suspendus et les axes routiers interdits à la circulation et lieux publics fermés les seuls déplacements permis sont les évacuations aux hôpitaux. En Outre les « vacances » ont été prolongées.

Le retour au travail a été reporté au 17 février dans les entreprises, tandis que la rentrée scolaire n’est prévue au meilleur des cas que pour début mars. Même la neige tombée en week-end est déconseillée le virus pouvant se cacher dans les boules de neige selon le corps médical. Même se mettre aux balcons ou ouvrir les fenêtres est à éviter selon les autorités. Des drones de la police volent dans les grandes villes pour faire appliquer les consignes des autorités, recommandant le port du masque et d’éviter de sortir. Il y a des amendes, des citoyens se font même arrêter.

Par ailleurs, la Chine s’est trouvé en rupture de stock de fournitures médicales essentielles pour faire face à l’épidémie, notamment de masques, de lunettes et de combinaisons de protection. Plusieurs pays (Corée du Sud Royaume-Uni, Japon, France, se sont portés volontaires pour une aide urgente et ont envoyé des équipements en signe de solidarité.

Autre fait de contamination avec lequel il va falloir composer désormais, c’est que le coronavirus peut se transmettre autrement que par les voies respiratoires et la nouvelle vient des Etats-Unis. En effet, les autorités sanitaires ont détecté la présence du coronavirus dans les selles des personnes infectées et plus particulièrement sur un malade qui souffrait de diarrhées qui a nécessité des analyses supplémentaires d’où cette découverte pour le moins singulière. Cela change la donne. Cette découverte est importante dans la détection des malades et prévenir de nouvelles contaminations. Il présente en effet des similarités avec le SRAS, dont l’épidémie en 2003 et se transmettait également par les selles.

A l’international la propagation du coronavirus s’est encore un peu plus accélérée ce week-end. Plus de 20 pays sont désormais touchés. Ce sont plus de 150 personnes qui sont contaminées. Le Japon avec 20 cas est le premier pays touché. Mais il n’est pas le seul à compter deux chiffres à son bilan, la Thaïlande (19) Singapour (18) Corée du Sud (15), les Etats-Unis (11), l’Allemagne et Taïwan (10 cas chacun) forment à eux seuls le gros du contingent. La Malaisie, l’Australie, le Vietnam, le Canada, la France et autres n’ont rien à leur envier. L’Espagne de son premier cas est entré au club.

Cela étant le virus a fait sa première victime hors de Chine. C’est un Chinois de 44 ans originaire de la ville de Wuhan où a émergé le virus qui est décédé à Manille aux Philippines où il a été incinéré. Sa campagne de 38 ans (positive) est quant à elle toujours hospitalisée à l’hôpital San Lazaro de la capitale.

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