Tunisie: Elyes Fakhfakh annonce les partis qui prendront part au gouvernement

31 Jan 2020 à 12:49 Monde
Tunisie: Elyes Fakhfakh annonce les partis qui prendront part au gouvernement

Le chef du gouvernement tunisien désigné, Elyes Fakhfakh, a annoncé, vendredi 31 janvier, la liste des partis politiques qui prendront part au prochain gouvernement. La liste exclut encore une fois le Parti destourien (PDL) et Qalb Tounes de l’ancien finaliste à la présidentielle Nabil Karoui.

Le nouveau Premier ministre tunisien désigné par le président Kais Saied, et qui ne jure que par lui, a dévoilé la liste des formations politiques avec qui il va engager des négociations pour former son prochain exécutif, dans une conférence de presse.

Très attendue en Tunisie, la liste des partis confirme la première déclaration du chef du gouvernement qui a pris la décision de ne pas négocier avec le PDL, un parti qui a regretté la révolution tunisienne, et Qalb Tounes, le parti du magnat des médias Nabil Karoui. Ce dernier arrive pourtant en seconde place dans le nombre de sièges au Parlement tunisien, derrière le parti d’inspiration islamiste Ennahda.

Alors que le dirigeant d’Ennahda, Rached Ghannouchi, qui occupe parallèlement la fonction de président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le Parlement tunisien, a tenté d’exercer ses pressions sur le nouveau chef du gouvernement pour le faire changer d’avis au sujet de Qalb Tounes, Elyes Fakhfakh n’a pas semblé bouger d’un iota dans sa position.

Ainsi, il a annoncé que 10 partis a fait part de leur volonté de prendre part au gouvernement. Il s’agit bien évidemment d’Ennahda, de Tahya Tounes de l’actuel chef du gouvernement d’affaires courantes Youssef Chahed, de la coalition Al Karama et du Courant démocratique, le Mouvement du peuple. Tous étaient prédisposés à négocier des postes ministériels avec l’ancien chef du gouvernement désigné.

D’autres formation comme Afek Tounes, Al Badil, Machrou Tounes, Nidaa Tounes et l’Union populaire républicaine sont également intéressées d’après Elyes Fakhfakh qui s’est engagé à créer un exécutif restreint.

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