Retraite des parlementaires : L’opposition évoque à nouveau suppression définitive du régime

21 Jan 2020 à 15:38 Parlement
Retraite des parlementaires : L’opposition évoque à nouveau suppression définitive du régime

Le débat autour des pensions de retraite des parlementaires est revenu hier au cours de la session plénière des questions orales à la Chambre des représentants. Plusieurs élus de l’opposition ont à nouveau appelé à la suppression de ce régime de retraite en proposant les mécanismes de liquidation de la caisse qui leur est consacrée.

Hormis le Président du groupe istiqlalien de la première Chambre, Noureddine Moudiane qui a appelé à préserver la retraite des parlementaires et à annuler toutes les autres propositions visant à l’annuler en tant que « rente politique », trois députés de l’opposition se sont déclarés pour la suppression définitive de ce régime de retraite actuellement en faillite.

C’est le cas de l’élue PAM Ibtissam Azzaoui qui a déclaré que « le mandat parlementaire est noble », ajoutant qu’il « est limité dans le temps et dans l’espace » et qu’il « requiert un travail qui ne nécessite pas l’attribution d’une pension spéciale ». La députée de l’opposition a souligné en même temps que « les indemnisation doivent être uniquement liées à la durée du mandat parlementaire ».

Le député FGD Mustapha Chennaoui a estimé pour sa part qu’« il n’est pas nécessaire de maintenir la retraite des parlementaires », qualifiant ce régime de retraite de « rente politique », et, appelant les parlementaires à « s’engager dans la lutte contre le loyer où qu’il se trouve ».

Rappelons que le groupe PAM de la Chambre des représentants ont présenté en novembre dernier une proposition de loi visant la suppression et la liquidation des pensions que reçoivent les parlementaires à la fin de leurs mandats. Il s’agit de la cinquième proposition émise en ce sens depuis la faillite de ce régime de retraite, fin 2017.

En contrepartie, les actuels 395 parlementaires de la première Chambre continuent de cotiser à hauteur de 2900 dirhams par mois, au moment où 270 de leurs collègues non réélus aux législatives d’octobre 2016 continuent de ne pas percevoir leurs pensions. Géré par la Caisse nationale de retraite et d’assurances (CNRA), filiale de la CDG, ce même régime ne verse pas non plus de pensions aux  plus de 900 ex députés qui ont déjà assuré un mandat parlementaire au moins.

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