Le Qatar et la FIFA axent leur communication pour le Mondial 2022 sur la protection des droits humains

21 Jan 2020 à 17:59 Sport
Le Qatar et la FIFA axent leur communication pour le Mondial 2022 sur la protection des droits humains

Le respect des droits des travailleurs immigrés et des personnes LGBT ainsi que la protection des militants et journalistes doivent être au coeur du projet de la Coupe du monde 2022 selon la stratégie dévoilée par le Qatar et la FIFA.

La FIFA et le Qatar entendent mettre le respect des droits des travailleurs immigrés et des personnes LGBT ainsi que la protection des militants et journalistes au coeur du projet de la Coupe du monde 2022.

Alors que le Qatar a fait l’objet de vives critiques de défenseurs des droits humains en raison du traitement réservé aux milliers de travailleurs immigrés employés sur les chantiers du Mondial et de ses lois criminalisant l’homosexualité, l’organisateur et le pays hôte du prochain Mondial ont communiqué sur ce thème ce mardi.

La stratégie développée dans un document très formel de 112 pages énonce des engagements pour rendre le tournoi accessible à toutes les populations, y compris les personnes handicapées, à stimuler le développement économique, à protéger l’environnement et à promouvoir des pratiques commerciales éthiques. « 22 objectifs ont été décrits en détail, ainsi que plus de 70 initiatives et programmes concrets pour mettre en oeuvre la stratégie », ont souligné la FIFA et le Comité d’organisation du Qatar dans un communiqué conjoint.

Concernant les droits des travailleurs, le document indique que le Qatar veillera à promouvoir « des conditions de travail et de vie décentes et un recrutement équitable ». Pour l’analyste James Dorsey, le Qatar « peut se féliciter » de cette stratégie car elle « l’aide à projeter l’image d’un défenseur des droits humains ». Mais il a estimé que la mise en oeuvre de cette stratégie n’était pas claire.

Une formation spécialisée sera dédiée aux agents de sécurité publics et privés

Le document souligne que la FIFA interdit durant ses événements « toute forme de discrimination contre un pays, des personnes ou des groupes de personnes fondée sur l’origine ethnique, la couleur de peau, la nationalité, l’origine sociale, le sexe, l’orientation sexuelle, le handicap, la langue, la religion, les opinions, la richesse, la naissance ou tout autre statut ».

« En tant que pays hôte de la Coupe du monde 2022, le Qatar est pleinement conscient de sa responsabilité de respecter les politiques de la FIFA en matière de droits humains et de non-discrimination », ajoute le document. Les agents de sécurité publics et privés recevront une formation spécialisée en matière de droits humains et des conseils sur la manière d’agir avec les médias et les militants, selon la stratégie.

La secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, a déclaré que le tournoi offrait « une occasion unique d’apporter des changements positifs, une occasion que la FIFA et le Qatar ne peuvent pas et ne veulent pas laisser passer ».

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