PJD: la retraite de Benkirane fait encore jaser les « frères »

18 Jan 2020 à 08:32 Partis
PJD: la retraite de Benkirane fait encore jaser les « frères »

Le ministre et dirigeant PJD, Mustapha Ramid, a répondu sur sa page Facebook à l’universitaire Abdessamad Belkbir par rapport à la situation financière de l’ex Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avant qu’il ne bénéficie d’une retraite exceptionnelle accordée par le roi Mohammed VI. Il a évoqué la position du Secrétariat général du parti en se disant « surpris » des propos de l’universitaire.

Mustapha Ramid affirme que « les membres du Secrétariat général du parti ne pouvaient prendre aucune mesure pour permettre à Benkirane d’avoir une indemnisation en dehors de ce qui est légalement prescrit, car sinon cela sera interprété comme un détournement des fonds publics ».

L’actuel ministre du gouvernement El Othmani déclare ne pas être d’accord par rapport au versement d’une indemnité de retraite à un ministre ou à un Chef de l’Exécutif. Mais sur le cas d’Abdelilah Benkirane, Ramid explique : « cela ne m’a pas empêché de convenir, en accord avec le frère Secrétaire général El Othmani, pour trouver une solution acceptable, jusqu’à la tombée de la décision royale en la matière ».

L’universitaire a notamment déclaré il y a quelques jours à un site électronique arabophone que l’ex Chef du gouvernement et ex patron du PJD « avait connu une crise suffocante », qu’il « avait dû tout abandonner, y compris l’imprimerie et l’école qu’il possédait, et prendre sa retraite », et qu’« il a été privé de sa retraite d’élu parlementaire ».

A ce propos, Ramid répond à Belkbir, l’accusant d’avoir « insulté de manière inacceptable » Abdelilah Benkirane en voulant le défendre. Aux yeux du dirigeant PJD, ce serait également une « insulte envers les frères et sœurs du parti, qu’ils soient d’accord ou en désaccord avec lui ».

Le cacique du PJD ajoute dans cette publication que la suspension du versement de l’indemnité de retraite au profit des élus de la Chambre des représentants est due à l’épuisement de ses réserves. « Il ne faut pas imaginer que ça a à voir avec le frère Benkirane ou quelqu’un d’autre », soutient-il.

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