Un raid de l’aviation israélienne en Syrie tue trois combattants des milices pro-iraniennes

15 Jan 2020 à 17:09 Monde
Un raid de l’aviation israélienne en Syrie tue trois combattants des milices pro-iraniennes

La Syrie a accusé mercredi 15 janvier 2020, Israël d’avoir mené une frappe aérienne sur une base militaire située à proximité de Homs, tard dans la nuit de mardi.

Les missiles utilisés par l’aviation israélienne lors de ce raid, auraient tué trois combattants des milices pro-iraniennes, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Selon ce dernier, la frappe a « détruit un bâtiment en construction près de l’aéroport, un dépôt de munitions et deux véhicules militaires des forces iraniennes ».

L’agence d’État SANA a, pour sa part, indiqué que cela n’avait entraîné que des dégâts limités sur la base aérienne T-4, qui serait utilisée par les forces iraniennes et des milices chiites alliées. « Nos défenses aériennes ont immédiatement intercepté les missiles hostiles et en ont abattu un certain nombre.

Quatre missiles ont atteint la zone visée et n’ont causé que des pertes matérielles » a cité SANA qui citant des sources militaires précise sans les nommer que les avions venaient de l’est de la Syrie (Al-Tanf). Souvent par le passé, la Syrie a accusé Israël d’avoir mené des raids multiples visant la base T-4, appelée également Tiyas, située entre les villes de Homs et de Palmyre.

Israël, comme à l’accoutumée, n’a pas réagi et son armée n’a fait aucun commentaire. Les responsables israéliens de la Défense ont toujours clamé que cette base aérienne est utilisée par les forces iraniennes pour que la République islamique puisse s’implanter militairement en Syrie. L‘état hébreu déclare régulièrement qu’il ne permettra pas à l’Iran d’établir une présence militaire permanente en Syrie, d’où les raids israéliens.

Les médias israéliens bottant en touche l’événement, font, tout de même, état d’une frappe qui survient dans un cadre de fortes tensions dans la région après l’assassinat ciblé du chef des forces al-Qods, Qassem Soleimani par des tirs de drone américain. Israël qui s’est juré de ne pas laisser la Syrie devenir la tête de pont de son meilleur ennemi, l’Iran, considère l’architecture du projet d’ancrage de Téhéran en Syrie mise en place par le général Soleimani, comme une menace à déjouer.

Les renseignements militaires ont estimé que la disparition de Soleimani pouvait donner à l’État hébreu une opportunité de réduire ou d’arrêter l’enracinement militaire de l’Iran en Syrie et ailleurs. Israël a averti régulièrement que le pays ne permettra pas à l’Iran d’établir une présence militaire permanente en Syrie et se dit être prêt à passer à l’action militaire pour l’en empêcher. Le conflit en Syrie complexifié avec l’implication de puissances étrangères a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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