Biadillah : Les différends au sein du PAM sont personnels et non idéologiques

12 Jan 2020 à 10:34 Partis
Biadillah : Les différends au sein du PAM sont personnels et non idéologiques

Mohamed Cheikh Biadillah, membre du bureau politique du parti Authenticité et Modernité (PAM), a indiqué que les différends qu’a connus le parti pendant près d’une année, sont personnels et ne sauraient être assimilés à des conflits idéologiques.

Biadillah, qui était l’invité de l’émission web de Hespress, « Niqch fi assiassa », à diffuser dimanche soir, a renchéri dans ce sens que ces « conflits artificiels nés entre des groupes de personnes, ne peuvent en aucun cas être qualifiés de +courants+ ».

En fait, a poursuivi le dirigeant et premier candidat au secrétariat général lors du 4è congrès national du PAM prévu en février prochain, les principales motivations de ces différends, émanent d’un souci de positionnement et une ambition de s’ériger à la direction, « ce qui est totalement légitime, mais sans pour autant conduire à l’implosion du parti ».

Pour lui, « ces luttes intestines ont fait perdre au parti du tracteur près d’une année et engendré beaucoup d’amertume chez les membres du PAM, qui a malheureusement payé le prix d’un problème personnel et non pas d’opinion ».

Et de préciser que la réunion, récemment, des parties en conflit ne peut être qualifiée de réconciliation car cette dernière « requiert une rencontre avec les bases et des explications sur les raisons du problème, mais également de la fermeture de locaux du parti ».

Biadillah, qui a déjà dirigé le parti auparavant, entre 2009 et 2012, insiste qu’il ne s’agit aucunement d’un conflit de courants, ceux du « futur » ou encore de la «légitimité », « car cela suppose une différence d’idées et d’idéologies », ce qui n’est pas le cas.

Toujours est-il, a ajouté l’invité de « Niqch fi assiassa », le PAM a tourné cette page et le 4è congrès marquera « sa renaissance», soulignant à ce propos que sa candidature au secrétariat général « relève d’une initiative propre prise au terme d’une longue réflexion, vu que le parti s’est retrouvé à un moment en train de tourner en rond ».

Biadillah a, dans ce sens affirmé qu’il « n’est pas le candidat d’une partie donnée », et qu’il ne «fait que mettre son expérience au service du tracteur pour l’aider à surmonter une étape difficile de sa vie».

Pour ce faire, a-t-il mis en avant, une concertation a été menée avec plusieurs personnalités connues au plan national qui l’ont encouragé à franchir le pas, d’autant qu’il n’est en conflit avec aucune des parties qui s’opposent au sein du PAM ».

Le parti du tracteur est une formation politique normale, dont la genèse, la constitution et les élections sont ordinaires, a affirmé l’ancien président de la chambre des conseillers, réfutant les clichés que certains tentent de lui coller.

Abordant, par ailleurs, la question amazighe, Biadillah a estimé que le problème est celui de l’alphabet, car, a-t-il expliqué, si la langue amazighe pouvait s’écrire avec l’alphabet arabe, cela aurait facilité son apprentissage et son enseignement, notamment aux enfants.

Dans le même ordre d’idées, il a avancé qu’il est difficile pour les enfants d’apprendre le tifinagh, au vu du nombre d’alphabets qui leur sont enseignés durant leur scolarité (arabe, latin et amazigh).

« La langue amazighe est la deuxième langue stipulée dans la constitution, et doit donc se positionner en tant que tel, même si cela reste assez difficile à appliquer », a-t-il estimé.

Pour ce qui est de la célébration du nouvel an amazigh, Biadillah considère qu’il « n’ y aurait pas de mal » à le faire , au vu du nombre de fêtes nationales et internationales qui sont commémorées.

Selon lui, les questions identitaires nécessitent beaucoup de pondération et un consensus qui tienne en compte des désidératas de chacun.

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