Crise Iran/USA: Donald Trump fait le bilan de l’attaque iranienne

08 Jan 2020 à 18:30 Monde
Crise Iran/USA: Donald Trump fait le bilan de l’attaque iranienne

Le président américain Donald Trump a livré, mercredi 8 janvier, une allocution pour s’exprimer sur les tensions grandissantes entre les Etats-Unis et l’Iran qui a mené des représailles contre l’assassinat du général Qassem Soleimani en tirant des missiles sur deux bases iraniennes abritant des soldats américains. Aucune vie américaine n’a été perdue, affirme le président américain qui a exhorté les signataires de l’accord sur le nucléaire de le quitter. 

« Tant que je suis président des États-Unis, l’Iran ne sera jamais autorisé à avoir l’arme nucléaire » a martelé le locataire de la Maison Blanche en ouverture de son mot. « Les américains devraient être extrêmement reconnaissants et heureux » car « aucun américain n’a été blessé ».

« Tous nos soldats sont en sécurité », a poursuivi Donald Trump ajoutant qu’il n’y avait que de minimes dégâts matériels dans la base militaire. Affirmant que les forces américaines étaient préparées et sont « prêtes à tout », le président a également déclaré que le système d’alter précoce à très bien fonctionné permettant aux militaires de prendre des précautions.

« Les nations ont toléré le comportement destructif et déstabilisateur de l’Iran au Moyen-Orient et au-delà. Ces jours sont révolus », a déclaré Donald Trump sur un ton assuré. « L’Iran a été le principal sponsor du terrorisme et leur poursuite des armes nucléaires menace le monde civilisé. Nous ne laisserons jamais cela arriver », a-t-il continué par affirmer

« Sous ma direction, les militaires américains ont élimine le top mondial du terrorisme Qassem Soleimani » qui était « personnellement responsable de certaines des pires atrocités. (…) Il a formé des armées terroristes, y compris le Hezbollah », a ajouté le 45ème président affirmant qu’il était derrière l’attaque contre le personnel diplomatique de l’ambassade en Irak et qu’il planifiait une nouvelle attaque « contre des cibles américaines. Mais nous l’avons arrêté ».

Les Etats-unis maintiennent les sanctions contre l’Iran tant qu’elle « continue son attitude », a fait remarquer le chef d’Etat qui a assuré que « l’Iran a créé l’enfer en Syrie, au Yémen, au Liban, en Afghanistan et Irak avec l’argent américain du deal sur le nucléaire ».

« L’Iran doit abandonner son projet nucléaire », a martelé le milliardaire américain qui a enjoué les autres signataires de reconnaître la réalité de l’Iran en se retirant de l’accord sur le nucléaire et « travailler ensemble » pour faire un nouvel accord qui fera de l’Iran un pays plus sûr. « Nous voulons que vous ayez un futur et et un bon futur que vous méritez », a-t-il conclu s’adressant aux dirigeants iraniens et au peuple iranien, affirmant qu’il va appeler l’OTAN a s’investir plus dans la région.

Pour rappel, l’intervention du chef d’Etat américain intervient après que plusieurs capitales mondiales aient condamné le tirs de ces 22 missiles de la part de l’Iran contre deux bases militaires irakiennes et ont appelé à la désescalade urgente. D’ailleurs, le chef du Parlement irakien a dénoncé par cette action qui s’est produite symboliquement à la même heure que l’attaque au drone perpétrée contre l’artisan de stratégie militaire iranienne au Moyen-orient Qassem Soleimani, une « violation iranienne de la souveraineté irakienne ».

« Nous condamnons la violation iranienne de la souveraineté irakienne aujourd’hui à l’aube, nous confirmons notre refus absolu que les parties en conflit utilise l’arène irakienne pour régler leurs comptes », indique dans un communiqué Mohammed al-Halboussi, ancien gouverneur de la province sunnite d’Anbar, où la base d’Aïn al-Assad a été frappée dans la nuit par 17 missiles iraniens, selon l’armée irakienne.

Alors que la plupart des pays ont condamné ces attaques jugés dangereuses qui pourraient favoriser la montée d’une guerre sanglante entre les deux pays, Chypre s’est dit prêt à abriter une unité de réaction rapide américaine en cas d’évacuation.

Plus tôt dans la journée, avant les déclarations du chef d’Etat américain, le Premier ministre britannique Boris Johnson avait confirmé qu’il n’y avait « aucune victime » côté américain. Pourtant, un peu plus tôt avant, le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab s’était dit inquiet d' »informations » faisant état de victimes.

Avant les déclaration attendues de Donald Trump, le président iranien Hassan Rohani, a affirmé que son pays avait prouvé qu’il « ne bat pas en retraite » devant les Etats-Unis. Si l’Amérique « veut commettre un autre crime, elle doit savoir qu’elle recevra une réponse plus ferme » encore, a dit le chef d’Etat iranien en conseil des ministres, « mais s’ils sont sages, il ne feront rien de plus à ce stade ». »S’il font une action supplémentaire, notre peuple et nos forces armées sont prêts » à réagir, a-t-il avancé.

De son côté, le chef de la diplomatie iranienne a assuré que l’Iran « ne cherche pas l’escalade ou la guerre ». « Nous avons bombardé la base d’où venait le drone ayant visé Soleimani. La riposte de Téhéran est terminée », a-t-il assuré.

Mais le problème qui se pose actuellement se trouve dans l’évolution de ce conflit entre les deux pays rivaux, surtout que le début du conflit a débuté en Irak et semble continuer dans ce même pays.

Il semble que le pays réputé pour être l’allié de Washington et de Téhéran puisse devenir le théâtre des affrontement des deux belligérants, chose qui préoccupe les Nations Unies. « L’Irak ne doit pas payer le prix de rivalités extérieures », a affirmé mercredi la mission de l’ONU dans ce pays (Unami). « Nous appelons urgemment à la retenue et à la reprise du dialogue », a ajouté l’Unami.

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